Les acteurs du Front régional Outaouais en Outaouais avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Le Front régional Outaouais rendra visite à Québec

Si la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne, dit l'adage. C'est un peu ce que fera l'Outaouais en se lançant dans un exercice unique dans son histoire en 2017.
Le Front régional Outaouais (FRO), fondé à l'aube des élections provinciales de 2014 et formé de représentants politiques, économiques et sociaux de la région, se rendra à Québec d'ici le printemps prochain afin de rencontrer la totalité des élus de l'Assemblée nationale, les sous-ministres, les sous-ministres adjoints et les principaux directeurs de services gouvernementaux.
« Notre but est de faire connaître et surtout comprendre les défis et le potentiel de la région, explique le président de la Table des préfets des MRC de l'Outaouais et membre du FRO, Michel Merleau. Les décisions se prennent à Québec, dans les ministères. Nous devons faire comprendre à tout le monde là-bas l'importance de reconnaître Gatineau et l'Outaouais comme une des principales portes d'entrée du Québec. Il y a une obligation de résultat après un exercice comme celui-là, tant pour nous ici, que pour l'appareil gouvernemental, à Québec. Nous devons mieux comprendre la machine, et la machine doit mieux comprendre l'Outaouais et ce que nous vivons. »
Les défis de la périphérie
M. Merleau affirme que ce « Happening Outaouais » dans la Vieille-Capitale doit aussi être une occasion pour les MRC rurales de la région de sortir de l'ombre de Gatineau. Le préfet rappelle que les défis vécus par la ville centre n'ont parfois rien à voir avec ceux qu'on retrouve en périphérie. 
« L'Outaouais est une région à géométrie variable, indique M. Merleau. Nous avons une des villes les plus riches au pays qui a comme voisines certaines des MRC les plus dévitalisées de toute la province. » Le secteur rural de l'Outaouais n'a pas le droit de manquer sa chance de mettre en valeur ses ressources naturelles, sa capacité énergétique et le potentiel récréotouristique de ses territoires, insiste M. Merleau.
« Il faut passer de l'étape de chialer et quémander à l'étape de proposer des partenariats forts avec la région, ajoute le préfet de la MRC Vallée-de-la-Gatineau. C'est à nous de nous prendre en main. Nous avons une belle occasion de le faire. »
M. Merleau avance que ce « Happening Outaouais » avec la classe politique à Québec ne pourrait être qu'une première étape de l'offensive que souhaite mener l'Outaouais pour tirer son épingle du jeu. Il soutient que le FRO doit déjà penser à une deuxième étape qui mènerait les membres à rencontrer le milieu économique montréalais, et pourquoi pas torontois, afin de vendre les vertus de la région.