Six navires sont accostés au parc portuaire de Trois-Rivières, en attendant de pouvoir reprendre leur route.

Voie maritime du Saint-Laurent: la circulation toujours paralysée

Trois-Rivières — La circulation a de nouveau été paralysée toute la journée de vendredi sur le lac Saint-Pierre en raison de la présence d’un embâcle non loin de Sorel. La Garde côtière canadienne a suspendu le trafic maritime, le temps de permettre aux brise-glaces de pouvoir dégager la voie maritime et espérer reprendre le trafic samedi, si les conditions le permettent évidemment.

On se souvient que la circulation avait de nouveau été autorisée jeudi, après que l’embâcle eut en partie cédé à la hauteur de Sorel. Un navire en provenance de Montréal avait alors repris sa route, mais s’est retrouvé de nouveau pris dans les glaces à la hauteur de Maskinongé, ce qui a demandé des opérations délicates afin de le tirer de sa fâcheuse position. Pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise, le trafic maritime a donc complètement été interrompu vendredi, pour laisser la Garde côtière poursuivre le travail.

Selon Isabelle Pelchat, gestionnaire par intérim du programme de déglaçage et des opérations arctiques à la Garde côtière canadienne, le travail avec trois brise-glaces s’est poursuivi toute la journée et les conditions paraissaient optimales. «Nous avons de bonnes conditions avec des vents d’ouest. Il y a un bon écoulement de la glace. On va continuer de travailler pour s’assurer que tout s’écoule très bien jusqu’au pont Laviolette avant de reprendre la navigation, et ça va se faire de façon progressive de toute façon», mentionne Mme Pelchat, qui indiquait que la situation serait réévaluée samedi afin de savoir si le trafic pourrait reprendre.

Le travail de déglaçage se poursuit sur le fleuve Saint-Laurent.

Ainsi, présentement, huit navires sont coincés à Montréal, six du côté de Trois-Rivières et quatre sont à quai aux Escousmins, des navires en attente de pouvoir poursuivre leur route.

Au port de Trois-Rivières, ces six navires s’ajoutaient aux deux déjà accostés et en opérations de déchargement. Les autres navires se trouvaient accostés au parc portuaire ou non loin de là, en attente de la réouverture de la voie maritime.

Selon la directrice des affaires publiques à l’Administration portuaire de Trois-Rivières, Sara Dubé, le port affichait ainsi complet, ce qui n’avait toutefois pas causé de problèmes jusque là. «S’il fallait que la situation perdure jusqu’au 2 février, ça commencerait à devenir problématique pour nous, car nous avons des bateaux qui doivent arriver cette journée-là. Mais d’ici là, ça ne cause pas vraiment de problème», explique Mme Dubé qui, sans pouvoir prédire la suite des choses, se disait confiante que la circulation ait pu reprendre avant cette date.

D’ici là, l’administration portuaire agit surtout comme courroie de transmission avec les différents navires accostés à Trois-Rivières de façon imprévue. «Nous les ravitaillons en eau, évidemment. Mais s’ils avaient des besoins, par exemple en ce qui concerne le mazout ou encore l’approvisionnement en nourriture, notre rôle est de faciliter les contacts entre eux et des fournisseurs et c’est ce que nous faisons», ajoute-t-elle.