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Violence conjugale pendant 19 ans: long contre-interrogatoire pour la plaignante

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Le procès de cet homme, accusé d’avoir violenté sa conjointe et la mère de ses enfants pendant près de 19 ans, s’est poursuivi pendant toute la journée, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières avec le contre-interrogatoire de la présumée victime.

L’avocat de la Défense, Me Matthieu Poliquin, l’a questionnée méticuleusement durant de longues heures sur les actes qui sont reprochés à son client. Il s’est attardé notamment aux premières présumées agressions sexuelles survenues alors que la plaignante était encore mineure, cherchant à obtenir le plus de détails possible afin de pouvoir la confronter sur ses déclarations antérieures, tant aux policiers, à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire principal. Il a aussi insisté sur les dates, les lieux, toujours dans l’objectif de relever des contradictions ou des différences. Tant bien que mal, la plaignante a répondu aux questions, tout en indiquant que ces événements remontaient tout de même à 20 ans.

Dans le cadre du contre-interrogatoire, il a aussi été question de la période où elle a été placée dans un centre d’accueil, de ses fugues, et du fait qu’elle est retournée elle-même auprès de son présumé agresseur. Lorsque la journée s’est terminée, les événements relatés se situaient encore à la période de l’adolescence de la plaignante. Les audiences vont donc se poursuivre mercredi sur la même lancée.

Étant donné que l’accusé a plaidé non coupable, cet exercice mené par la Défense vise à miner la crédibilité de la plaignante. À l’issue du procès, ce sera donc au juge Rosaire Larouche de déterminer la crédibilité et la fiabilité à accorder à ce témoignage, tout en tenant compte de la preuve présentée devant lui par la Couronne (Me Marie-Ève Paquet) et la Défense.

Rappelons que le suspect, dont on doit taire l’identité en vertu d’une ordonnance de non-publication, est accusé d’agressions sexuelles et d’attouchements sexuels sur la présumée victime alors qu’elle avait moins de 14 ans, d’agression sexuelle armée alors qu’elle avait 15 ans, de voies de fait, de voies de fait armées d’un couteau, d’une arme à feu et d’un bâton de baseball, de voies de fait causant des lésions corporelles, de menaces et de harcèlement criminel. Il doit aussi répondre à des accusations de menaces de mort visant quatre de ses cinq enfants et de voies de fait causant des lésions corporelles à sa fille aînée.

Les actes reprochés auraient été commis entre 1998 et 2019.