Bertha Laforest a paru dans la section <em>Those We’ve Lost to the Coronavirus</em> de la nécrologie du <em>New York Times. </em>
Bertha Laforest a paru dans la section <em>Those We’ve Lost to the Coronavirus</em> de la nécrologie du <em>New York Times. </em>

Victime de la COVID-19 : une sœur de Chicoutimi dans le New York Times

Bertha Laforest, première religieuse qui a été emportée par la COVID-19 dans la congrégation des Antoniennes-de-Marie, a paru dans la section Those We’ve Lost to the Coronavirus de la nécrologie du New York Times, journal américain très connu.

Jasmin Lavoie, originaire de Chicoutimi et journaliste pigiste pour le journal américain, a co-écrit l’hommage de la sœur décédée. « La section nécrologie du New York Times, c’est légendaire. Les personnes qui s’y trouvent sont normalement connues internationalement. Je trouve ça extraordinaire que le journal ait créé une section spéciale pour les victimes qui ont vécu une vie ordinaire, mais au parcours remarquable », a-t-il mentionné. 

Le Chicoutimien d’origine explique que la section réservée aux victimes du coronavirus permet de répertorier des gens du monde entier pour donner un visage à la crise. « Lorsque les premiers ministres annoncent le nombre de victimes, nous ne comprenons pas nécessairement l’impact, mais en voyant leur visage, c’est plus saisissant. La crise touche tout le monde. Que ce soit des personnes racisées, des gens connus, des jeunes ou des personnes âgées, tout le monde peut être affecté. » 

Sœur Bertha Laforest a été la première religieuse à décéder du coronavirus au Canada. « C’était un visage qu’on n’avait pas encore vu. Son histoire est une histoire parmi d’autres, mais qui mérite d’être racontée, a affirmé M. Lavoie. C’était quelqu’un de dédié à la religion et qui croyait vraiment en ce qu’elle faisait. »

L’article, qui a été co-écrit avec Dan Bilefsky, correspondant pour le New York Times basé à Montréal, mets en lumière la vie relativement tranquille qu’a vécue la sœur Laforest. « Quand tu décèdes à 94 ans, t’as vécu des choses. La dame a pu vivre toutes sortes d’époques de la société québécoise. Mais de toute façon, au final, peu importe ce qu’on a vécu, on a tous une histoire à raconter », a conclu Jasmin Lavoie.