Le premier Sommet international jeunesse universitaire pour l’action climatique a été publicisé jeudi lors d'une conférence de presse tenue à l'Université Laval.

Université Laval: sommet sur le climat à l'été 2020

L’Université Laval sera l’hôtesse du premier Sommet international jeunesse universitaire pour l’action climatique qui aura lieu au cours de l’été 2020. L’institution espère réunir dans la capitale quelque 300 étudiants et conférenciers durant une semaine.

«C’est une première au Québec, je pense que c’est une première au Canada. Il y a eu quelques grands sommets dans le monde étudiant anglophone, mais très certainement ici chez nous c’est une grande première», avance la rectrice Sophie D’Amours.

Le Sommet va permettre à des jeunes de plusieurs pays, qui font face à une grande diversité d’effets des changements climatiques, d’échanger dans la capitale. Et d’y chercher des solutions, fait-elle valoir. «C’est une occasion unique de mettre en valeur la science québécoise, la connaissance québécoise.»

L’événement, publicisé jeudi en conférence de presse, sera piloté par l’Institut en environnement, développement et société (EDS) de l’Université Laval. On annonce des débats et conférences traitant notamment : de la transition vers une «économie sobre en carbone» ; des migrations humaines et des conflits liés aux changements climatiques ; de biodiversité ; de sécurité alimentaire ; des perturbations environnementales extrêmes…

«Une urgence climatique pèse sur nos têtes», observe le directeur de l’EDS, Étienne Berthold. Et les générations montantes s’attaqueront à l’adaptation de l’humanité aux changements à venir. «Ce sont les jeunes qui mettront à leur main ce qu’on appelle aujourd’hui développement durable.»

«La lutte contre les changements climatiques est un combat qui surpasse tous les autres», ajoute le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, annonçant une contribution de 300 000 $ du gouvernement québécois.

L’organisation du Sommet évalue son budget à 700 000 $.

L’établissement d’enseignement compte renouveler l’expérience aux deux ans.

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GRÈVE POUR LE CLIMAT : PAS D'EXAMENS À L'UL, MAIS DES COURS

L’Université Laval n’entend pas fermer ses portes le 27 septembre pour permettre à ses étudiants de participer à une manifestation internationale pour le climat. La direction a toutefois invité ses professeurs à aménager leurs cours pour que l’absence des grévistes n’ait pas d’impact majeur sur leur bulletin.

«On a demandé à ce qu’il n’y ait pas d’épreuves, d’examens», indique la rectrice Sophie D’Amours. «On a facilité la possibilité qu’ont nos étudiants de faire cette marche.»

«Mais on a aussi choisi de maintenir nos leviers, notre “cœur métier”, qui est de faire cette lutte aux changements climatiques par l’étude, par la recherche, par nos services à la collectivité», précise-t-elle. Les associations étudiantes qui ont obtenu des mandats de grève pourront donc s’exprimer, ajoute Mme D’Amours, soulignant au passage que la direction partage leurs préoccupations. «On a simplifié, on a facilité l’exercice […] pour 13 000 étudiants d’aller et de faire cette marche et de sensibiliser la population. Et pour 30 000 autres étudiants, on a maintenu le levier de l’éducation, on a maintenu nos cours, notre activité de recherche.»

De nombreux collèges et universités du Québec ont plutôt choisi d’annuler certains cours, voire tous les cours du 27 septembre. Baptiste Ricard-Châtelain