Dès la naissance de sa fille Eva, Cynthia Raymackers avait fait prendre une photo d'elle portant la bague.

Une Sherbrookoise ébranlée par le vol d'une bague

Il y a peu de biens matériels auxquels Cynthia Raymackers tient beaucoup. Sa bague en or chinois, sertie de deux pierres vertes, est une exception : ce n’est pas parce qu’elle vaut beaucoup d’argent, mais bien parce qu’elle passait de fille en fille dans sa famille, et qu’elle se faisait déjà une joie à l’idée de penser que sa fille à elle la porterait un jour.

Malheureusement, un vol survenu dans son domicile de Sherbrooke jeudi avant-midi a ébranlé cette tradition. En rentrant chez elle après avoir fait des courses, elle s’est aperçue qu’elle avait été cambriolée : son ordinateur portable avait disparu, tout comme ses boucles d’oreille et la tirelire de sa fille. Mais le pire, c’est que la bague manquait à l’appel.

« C’est surtout la bague, honnêtement. Les photos qu’il y avait sur l’ordinateur, ça fait mal au cœur, j’aimerais les retrouver, mais à la limite, on en prendra d’autres », soupire-t-elle.

« La bague appartenait à mon arrière-grand-mère, qui était vietnamienne. C’était une bague toute simple, je ne sais pas la valeur qu’elle a sur le marché, mais ça ne vaut pas grand-chose. Tout le temps où j’ai connu ma grand-mère, elle l’a toujours portée, elle l’avait au doigt chaque fois que je la voyais. À son tour, ma mère l’a portée toute sa vie. Elle est décédée il y a 9 ans, et en tant que seule fille de la famille, c’est moi qui l’ai eue », raconte Mme Raymackers.

« Ce que je souhaite, c’est donner cette bague-là à ma fille. Ça lui appartient : c’est la bague des filles de la famille! Pour nous, ce genre de choses, ç’a toujours été important. »


Cynthia Raymackers

Appel sur Facebook

Mme Raymackers ne souhaite pas que le voleur se fasse arrêter par les policiers ou qu’il soit puni pour son crime. Elle serait même prête à payer pour ravoir sa bague ou ses photos, sans poser de questions au voleur, sans lui demander pourquoi il a fait ça. « Je ne veux même pas savoir c’est qui, honnêtement. Je vais dire merci à la personne, elle n’entendra plus jamais parler de nous », affirme-t-elle.

C’est d’ailleurs le message qu’elle a lancé dans une publication sur sa page Facebook, partagée plusieurs milliers de fois et accompagnée d’une photo d’Eva, peu après sa naissance, tenant la bague. « Quand on a pris cette photo, je me suis dit que la boucle se bouclait : je serai si fière de donner cette bague à ma fille le temps venu », a-t-elle écrit.

Mme Raymackers invite les gens qui auraient des informations à propos de sa bague à la contacter directement sur sa page Facebook personnelle.