En juin dernier, les policiers de Québec avaient secouru des jumelles de deux ans, abandonnées dans un logement insalubre de Charlesbourg.

Une grand-mère de Québec accusée d’abandon d’enfants et séquestration

La grand-mère de deux jumelles de presque trois ans laissées seules dans un logement de la rue de Nemours à Charlesbourg en juin dernier sera accusée d’abandon d’enfants et de séquestration.

Le Soleil a appris que la femme de 38 ans, qui n’a aucun antécédent judiciaire, comparaîtra le 9 janvier au palais de justice de Québec. Elle sera accusée d’avoir abandonné deux enfants de manière à ce que leur vie soit compromise, d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence des deux petites et d’avoir séquestré les jumelles dans une pièce.

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La Couronne a choisi de porter les accusations par acte criminel plutôt que par voie sommaire, ce qui porte la peine maximale à cinq ans de prison plutôt que 18 mois pour les crimes d’abandon d’enfants.

En début d’après-midi le 11 juin dernier, la gérante d’un dépanneur aperçoit les deux bambines, qui allaient avoir trois ans 10 jours plus tard, penchées par la fenêtre d’un logement situé au troisième étage de l’immeuble voisin. Le moustiquaire déchiré ne les retiendra pas longtemps.

La dame appelle aussitôt le 9-1-1. Des passants se rendent près de la fenêtre, criant aux enfants d’éloigner de la fenêtre.

À l’arrivée des policiers, les deux petites filles sont seules, enfermées dans une chambre. Les patrouilleurs du SPVQ constatent que le logement est dans un état d’insalubrité important, avec des excréments et des rebuts sur le sol.

Les enfants ont immédiatement été prises en charge par la Direction de la protection de la jeunesse.

La grand-mère, chargée de garder les petites filles, a été localisée par la police en soirée. Selon des témoins, elle avait quitté l’appartement vers 11h30.

Sa fille de 18 ans, la mère des jumelles, avait passé toute la journée à l’école. Elle ne fera l’objet d’aucune accusation.

Outre cet épisode qui aurait pu virer au drame, des voisins ont confié avoir vu les fillettes jouer sur le balcon, presque nues, dès le mois d’avril. Les petites grimpaient aussi sur la rambarde du balcon, sans la supervision d’un adulte.