Un toxicomane force une femme de Québec à le reconduire à Sherbrooke à la pointe d'une arme

Samuel Proulx, 20 ans, sans antécédent judiciaire, s’est enfoncé très profondément dans la consommation de drogue. Au point où il a enlevé une jeune femme de son âge et l’a forcée à le conduire jusqu’à Sherbrooke.

Les traits juvéniles, la moue sérieuse, Proulx a plaidé coupable mercredi aux accusations d’enlèvement, de vol qualifié et d’utilisation d’une fausse arme à feu. 

Le 22 septembre dernier, vers 23h, Samuel Proulx, cagoulé, attend dans le stationnement d’une caisse populaire de Val-Bélair.

Il aperçoit Marilou*, 19 ans, qui quitte son travail et se dirige vers le guichet automatique.

Samuel a identifié la voiture de la jeune femme. Il ouvre la porte et s’assoit sur la banquette arrière pour l’attendre.

Lorsque Marilou s’installe au volant, Samuel braque son arme à feu, qui était en fait un pistolet à plombs, dira-t-il aux policiers.

Il va attacher la jeune femme avec des attaches autobloquantes, tout en lui laissant les mains et les pieds libres pour conduire.

Sous la menace, il obtiendra son numéro d’identification personnelle et va faire un retrait de 680 $ dans le compte de Marilou.

Ensuite, il ordonne à la jeune femme de le conduire jusqu’à Sherbrooke, où il habite. Morte de peur, Marilou s’exécute.

Rendu près de chez lui, Samuel libère la conductrice, mais conserve ses cartes d’identité. Il menace Marilou de représailles si elle porte plainte à la police.

Sous le choc, la jeune femme réussit à revenir à Québec. Elle raconte tout à ses parents et dénonce le crime aux policiers.

Quatre jours plus tard, Samuel Proulx est intercepté par les policiers de Sherbrooke. En le fouillant, les policiers trouvent les cartes d’identité de Marilou et font le lien avec l’enquête de leurs collègues du SPVQ. Samuel Proulx avouera rapidement ses crimes. Il raconte aux policiers être aux prises avec de graves problèmes de consommation de drogue. 

Du box de détention, en évitant de croiser les regards des membres de la famille de la victime, Samuel Proulx se montrait repentant. «Ce que j’ai fait est épouvantable, jamais je ne me le pardonnerai, mais je ne lui aurais jamais fait de mal», assure-t-il. Samuel Proulx connaîtra sa peine plus tard cet hiver.  Isabelle Mathieu

* Prénom fictif