L’Hôpital de l’Archipel, aux Îles-de-la-Madeleine, aura son service d’hémodialyse.

Un service d’hémodialyse à l’hôpital des Îles-de-la-Madeleine

MATANE — La nouvelle était attendue depuis quelques années aux Îles-de-la-Madeleine. L’atmosphère était hautement émotive lorsque le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a annoncé, mardi matin, qu’un service d’hémodialyse allait être offert à l’Hôpital de l’Archipel.

Cette nouvelle venait sonner la fin de l’exode pour les Madelinots souffrant d’insuffisance rénale et leur famille. Lors de l’annonce, le député de la circonscription avait invité des familles concernées par la situation. «Ça a pris tout mon petit change pour ne pas que je verse une larme», raconte Germain Chevarie. «Il y a plusieurs personnes qui pleuraient dans la salle. C’était émotif. C’était une nouvelle très attendue. C’est apprécié de la part de la population des Îles.»

Une quinzaine de Madelinots qui, pour la plupart, sont déménagés à Québec ou à Rimouski pour recevoir leurs traitements pourront revenir dans leur région d’origine dès cet automne, alors que la mise en place du service devrait être complétée. «Je suis très fier de cette annonce, mais surtout heureux pour les personnes qui sont aux prises avec ces problèmes, se réjouit le parlementaire. Ce sont souvent des drames familiaux énormes, compte tenu qu’ils doivent quitter les Îles, s’expatrier, se déraciner et, dans la plupart des cas, ne plus jamais y revenir.»

Germain Chevarie, qui a été directeur général de l’hôpital des Îles de 1999 à 2008, avait invité le Dr Barrette, en 2015, à venir rencontrer la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’archipel. «Il leur avait dit que s’ils déposaient un projet et que les études étaient concluantes, qu’il s’engageait à prendre une décision qui serait rapide, se souvient le député. Au cours de l’automne, on a travaillé fort sur ce dossier.»

Le projet prévoit l’installation de quatre chaises d’hémodialyse. Le financement annoncé est de 1,5 million $. Il servira à défrayer les travaux d’aménagement, l’acquisition du mobilier et de l’équipement ainsi que la formation du personnel et la mise en place du service. Un budget récurrent de 950 000 $ sera par la suite accordé pour assumer les dépenses de fonctionnement.