Un militaire de Bagotville accusé d’agression sexuelle

Un militaire de la base de Bagotville devra faire face à la justice. Le major Éric Duquette, un membre de la Force régulière en poste à la 2e Escadre, est accusé d’agression sexuelle, d’abus de subordonné et de conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline.

Les accusations ont été déposées jeudi par le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) en vertu du Code criminel (agression sexuelle) et de la Loi sur la défense nationale (abus de subordonné et conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline).

Les événements reprochés à Éric Duquette auraient été commis lors d’un événement à caractère social sur la base de Bagotville, au début du mois de décembre, a confirmé la Défense nationale, vendredi matin, par voie de communiqué. 

La plainte a été déposée à la police militaire en lien avec un comportement de nature sexuelle inapproprié sur un autre membre de la base de Bagotville. Comme l’enquête préliminaire du corps de police laissait croire à un acte potentiellement criminel, le dossier a été transféré au SNEFC quelques jours plus tard. 

La Défense nationale soutient que l’affaire suit son cours conformément au système de justice militaire. Éric Duquette pourrait comparaître en cour martiale à une date qui reste à déterminer. 

«La Police militaire des Forces canadiennes a pour mission d’enquêter et, s’il y a lieu, de déposer des accusations fondées sur des preuves factuelles, peu importe l’endroit au Canada ou à l’étranger. Tous les membres des Forces armées canadiennes, qu’ils soient membres de la Force de réserve ou de la Force régulière, doivent être en mesure de servir dans un milieu respectueux et professionnel, exempt de comportements sexuels néfastes et inappropriés», a déclaré le lieutenant-colonel Kevin Cadman, commandant au SNEFC, par voie de communiqué.