Un médecin disponible en tout temps à l’urgence de Paspébiac

PASPÉBIAC – À moins d’imprévus sérieux, notamment de nature climatique, les gardes de médecins à l’urgence du CLSC de Paspébiac devraient être assurées pour les mois à venir, selon le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie.

Ce CLSC a été frappé par une tourmente depuis la nuit du 23 au 24 novembre, alors qu’un patient de 74 ans de Bonaventure, souffrant d’une crise cardiaque, y a été refusé, notamment parce qu’aucun médecin n’était disponible pour le quart de nuit commençant quelques minutes après l’intervention des ambulanciers.

«Il y a eu un engagement pris en novembre à l’effet que tous les efforts seraient déployés pour que le CLSC de Paspébiac soit ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par année. On peut dire que pour janvier, l’horaire est comblé», explique Geneviève Cloutier, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

Le rapport suivant l’incident a permis de statuer que la décision de diriger le patient vers l’hôpital de Maria, situé dans la direction opposée et 35 kilomètres plus loin, était la bonne. Le rapport a aussi établi que le patient était décédé à son domicile. Le document a toutefois mis en lumière l’inquiétude que représentent pour le public les fréquents trous dans l’horaire de garde de ce CLSC, doté en principe d’une urgence jour et nuit.

Le 23 novembre, quatre des huit médecins assignés au CLSC de Paspébiac étaient en congé parental ou en congé de maladie. L’une des omnipraticiennes est revenue au travail récemment.

«Deux nouveaux médecins sont aussi venus s’établir dans la Baie-des-Chaleurs, pas spécifiquement au CLSC, mais ils y font des gardes. Nous avons aussi eu une belle réponse des médecins des hôpitaux de Maria, de Chandler et même de Sainte-Anne-des-Monts, en plus de ceux de l’extérieur de la région», ajoute Mme Cloutier, en parlant des médecins-dépanneurs dans le dernier cas.

Elle n’ose faire de prédiction sur le nombre de mois au cours desquels le service d’urgence de Paspébiac pourra fonctionner sans interruption, mais il y a place à l’optimisme. «On n’est jamais à l’abri d’une interruption, comme dans le cas d’un avion qui n’atterrit pas, alors qu’il transporte un médecin assurant des gardes».

Entre juin et le 23 novembre 2017, 28 quarts de nuit n’ont pas été comblés au CLSC de Paspébiac. Le Bureau du coroner enquête sur l’incident de novembre. Les ambulanciers déplorent qu’ils soient en poste à la maison plutôt qu’à leur caserne, un contexte qui allonge le temps d’intervention.