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Une campagne de sociofinancement a été lancée pour réaliser un parcours de 200 kilomètres autour du lac Saint-Pierre.
Une campagne de sociofinancement a été lancée pour réaliser un parcours de 200 kilomètres autour du lac Saint-Pierre.

Un chemin de Compostelle à venir autour du lac Saint-Pierre

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Saint-François-du-Lac — Développer un chemin de randonnée de style Compostelle qui fera le tour du lac Saint-Pierre, tel est l’ambitieux projet du Chemin du Lac. Un parcours de 200 kilomètres qui partirait de Saint-François-du-Lac d’ici un peu plus d’un an.

Un attrait touristique susceptible d’attirer des visiteurs de partout dans le monde en misant sur le fait que lac Saint-Pierre est classé patrimoine mondial de l’UNESCO, estime les Ouvriers de Paix, qui parraine le projet.

C’est d’ailleurs après avoir tenu un gîte touristique qui a accueilli des milliers de visiteurs de partout dans le monde pendant six ans que l’organisme a vu le potentiel qu’offre le lac Saint-Pierre.

Pour parcourir le Chemin du Lac, on estime qu’il faudra au moins deux semaines pour marcher tranquillement et découvrir la région autour du lac Saint-Pierre. «Ce que l’on vise, c’est qu’il y ait des haltes d’étape tous les 12 ou 15 kilomètres, indique l’instigatrice du projet, Johanne Filiatrault. Parce que l’on veut que ce soit grand public. On vise particulièrement les jeunes familles. Il faut donc que ce soit une expérience agréable et pas trop éreintante.»

«C’est aussi pour les gens qui n’ont pas envie d’un parcours très sportif, ajoute-t-elle. Parce qu’on sait que c’est quand même plat et que ce n’est pas accidenté, le tour du lac. C’est pour des gens qui veulent marcher tranquillement, relaxer et découvrir la région d’une façon écologique.»

En plus d’avoir des visées de développement économique régional, l’idée du projet est également de permettre aux gens d’avoir accès à une activité de ressourcement personnel en pouvant profiter de la nature, tout en se relaxant.

Johanne Filiatrault estime qu’il s’agira du seul parcours de marche au Québec qui s’adressera aux familles. C’est pourquoi un carnet de route sera concocté pour offrir des jeux ludiques tout au long du parcours. Celui-ci inclura des énigmes à résoudre et des indices à découvrir, ainsi que des informations sur la faune, la flore et l’écosystème du lac Saint-Pierre.

Ce projet écotouristique proposera également un concept inédit en offrant aux marcheurs la possibilité de faire un chemin de Compostelle tout en revenant à leur point de départ. Ce qui facilitera la logistique d’organisation pour les participants.

Beaucoup de travail à faire

Au cours des derniers mois, l’équipe qui gravite autour du projet a monté un plan d’affaires, mais il y a encore beaucoup à faire avant de pouvoir inaugurer cet attrait touristique d’ici la mi-mai 2022.

Avant d’aller plus loin, une campagne de sociofinancement a été lancée sur la plateforme de La Ruche Mauricie (www.laruchequebec.com/chemindulac). L’objectif est d’aller chercher une somme de 7000 $ à 10 000 $ afin de l’aider à concrétiser son projet.

Une recherche de financement est également en marche auprès de différents bailleurs de fonds pour tenter d’aller chercher les 130 000 $ qui seront nécessaires pour la mise en place et le développement du sentier, notamment grâce à l’embauche de deux spécialistes.

Le service de développement économique de la MRC de Nicolet-Yamaska accompagne d’ailleurs l’organisme dans sa recherche de financement. Des sommes ont déjà été demandées au Fonds Région et Ruralité ainsi qu’à différents partenaires privés.

La phase de mise en place du projet, qui est prévue pour durer un an, sera consacrée au traçage du chemin, au développement de partenariats, à la mise à niveau de certaines infrastructures d’accueil ainsi qu’au développement et à la mise en chantier des bornes de balisage du Chemin du Lac.

En plus de développer le sentier, l’organisme s’affairera à créer un réseau de gîtes, d’hôtels et de campings ainsi que de restaurateurs et des commerces de proximité prêts à accueillir les marcheurs. Il y a également des bateaux-passeurs qui pourraient être mis à contribution à cinq endroits sur le parcours.

Des droits de passage devront également être négociés afin de pouvoir mettre le projet sur pied. «On va viser toujours d’aller hors route ou sur des rangs pour éviter les grandes voies routières pour que ce soit agréable et en nature le plus possible», assure l’instigatrice du projet, Johanne Filiatrault.

Une fois que le projet aura vu le jour, des haltes et des points de vue avec des bancs pourraient s’ajouter au fil des années afin de bonifier le parcours.