Un chauffard sur un chantier écope trois ans

Même s’il ne reconnaît pas avoir frappé une signaleuse routière, Marcel Boisvert de Valcourt a reconnu la conduite dangereuse de son véhicule dans le Canton d’Orford et la conduite avec les capacités affaiblies.

L’homme de 57 ans, qui devait subir son procès en début de semaine prochaine, a réglé ses comptes avec la justice en plaidant coupable aux accusations portées contre lui.

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La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec l’a condamné à trois ans de prison au palais de justice de Sherbrooke en plus de lui imposer une interdiction de conduire durant 12 ans.

Pour Boisvert, la reconnaissance de cette conduite avec les capacités affaiblies constituait une septième récidive de conduite en état d’ébriété.

L’incident pour lequel il a plaidé coupable s’est déroulé le 19 juin dernier vers 16 h 40 sur un chantier de plusieurs kilomètres de la route 220 dans le Canton d’Orford, près du chemin de la Sucrerie.

Son véhicule circulait trop rapidement dans la voie réservée aux employés du chantier et dépassait les véhicules qui suivaient la navette de sécurité. Le conducteur fautif avait alors été avisé par un responsable, mais il a récidivé peu de temps après.

Boisvert a reconnu que des témoins seraient venus dire au tribunal qu’il roulait vite dans une zone de travaux. Il n’a cependant pas reconnu avoir frappé la signaleuse. Cette dernière a subi des blessures mineures.

Le taux d’alcoolémie enregistré par Boisvert dépassait de près de deux fois la limite permise, soit 159 milligrammes par 100 ml de sang.

Marcel Boisvert a déjà été condamné en 1990 pour conduite dangereuse causant la mort à Granby.

Il était sous le coup d’une interdiction de conduire de dix ans imposé en 2015 lors des événements de juin dernier.

Sa peine de prison a été réduite de la détention provisoire qu’il purge depuis juin dernier. Sa remise en liberté sous conditions lui avait été refusée. Il lui reste donc 954 jours à purger.

La peine de Marcel Boisvert lui a été fixée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette et de la procureure aux poursuites criminelles, Me Émilie Baril-Côté.