« Je te mentirais si je te disais que je n’ai pas eu peur de mourir pendant quelques minutes. J’étais sous le choc ; jamais je ne me suis senti en danger ; tout ça à cause d’une petite annonce sur Facebook. Jamais je n’aurais pensé que ça pourrait dégénérer de la sorte », a exprimé Nicolas Poulin en entrevue avec La Tribune.

Un ancien du Phœnix passe à un millimètre de la mort

Une banale vente de cellulaire faite sur Facebook a bien failli être fatale à l’ancien joueur du Phœnix de Sherbrooke Nicolas Poulin, jeudi dernier à Montréal.

Poulin a conclu une entente avec une personne intéressée à acheter son téléphone cellulaire, une transaction amorcée sur Marketplace, un onglet pour la vente d’objets divers sur Facebook.

La rencontre était prévue vers 21 h, près de la station de métro Jarry, à Montréal, à l’intersection des rues Jarry et Chateaubriand.

Nicolas Poulin venait tout juste de terminer un match de hockey lorsqu’il s’est présenté au rendez-vous.

« Le gars m’a dit qu’il finissait de travailler vers cette heure-là. Je suis arrivé sur place, et au moment de faire de la lumière pour montrer que mon téléphone était en bon état, il a sorti quelque chose de sa poche et il m’a frappé dans la face. C’était une lame, ou un couteau. Il s’est ensuite sauvé, je lui ai crié après et je suis parti à courir pour le rattraper. C’est là que j’ai vu que je saignais du cou », a expliqué celui qui a joué avec le Phœnix de Sherbrooke (LHJMQ) de 2014 à 2018.

L’entaille s’étend sur plusieurs centimètres, en diagonale de son cou, près de la carotide.

« Tout de suite, des témoins sur place sont intervenus. Il y avait aussi des gens qui circulaient en auto et qui m’ont entendu crier. J’ai été chanceux ; l’une des premières personnes à intervenir, c’était une dame qui habitait juste en face, et c’était un médecin. Elle m’a dit que j’avais été très chanceux, que la blessure était sérieuse, mais que ma vie n’était pas en danger. Elle m’a stabilisé et réconforté en attendant les secours. »

« On m’attendait avec impatience à l’urgence, où j’ai passé quatre heures. On m’a fait 13 points de suture. C’est là qu’ils m’ont dit que la lame est passée à un millimètre de la carotide. Ça aurait donc pu être fatal. »

Nicolas Poulin alors qu'il évoluait pour le Phoenix de Sherbrooke.

Peur de mourir

« Je te mentirais si je te disais que je n’ai pas eu peur de mourir pendant quelques minutes. J’étais sous le choc ; jamais je ne me suis senti en danger ; tout ça à cause d’une petite annonce sur Facebook. Jamais je n’aurais pensé que ça pourrait dégénérer de la sorte », a-t-il indiqué.

Nicolas Poulin va éviter ce genre de transactions à l’avenir, confirme-t-il.

« Je ne peux pas empêcher les autres de le faire, mais si j’ai un conseil, c’est de faire la transaction dans un endroit plus public, comme un restaurant, un McDonald, ou un Tim Hortons. Un endroit où il peut y avoir des caméras de surveillance. Si la personne refuse, c’est que c’est louche. Les personnes qui pourraient planifier une agression ne voudront pas s’y présenter. En tout cas, moi j’ai un blocage pour ce genre de transactions. C’est une situation que je ne souhaite à personne. Et j’espère que ça va servir de leçon. »

La police de Montréal a ouvert une enquête.

Nicolas Poulin évolue désormais avec les Redmen de McGill, au hockey universitaire canadien.