Accusé de gestes à caractère sexuel au Collège Notre-Dame des Servites à Ayer’s Cliff à la fin des années 1960, le père Paul McKeown sera évalué sur son aptitude à subir le processus judiciaire.

Un ancien des Servites sera évalué en psychiatrie légale

Accusé de gestes à caractère sexuel au Collège Notre-Dame des Servites à Ayer’s Cliff à la fin des années 1960, le père Paul McKeown sera évalué sur son aptitude à subir le processus judiciaire.

L’homme de 78 ans a été formellement accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke d’attentat à la pudeur et de grossière indécence pour des gestes qui auraient été commis entre le 1er septembre 1968 et le 30 juin 1969.

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Les gestes reprochés se seraient déroulés sur un garçon mineur durant une année scolaire au collège estrien.

Résident de la ville de Québec, le septuagénaire n’était pas présent devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

L’avocat de la défense Me Jean-Félix Charbonneau a demandé et obtenu du tribunal que Paul McKeown soit évalué en psychiatrie légale à Québec sur son aptitude à comparaître.

Le rapport psychiatrique doit être déposé au tribunal le 30 avril.

C’est Me Marilène Laviolette qui représente le ministère public dans cette affaire.

Paul McKeown fait déjà partie d’une action collective au civil contre d’autres pères qui ont enseigné au Collège Notre-Dame des Servites à Ayer’s Cliff.

Le cabinet d’avocats Kugler Kandestin a déposé un recours collectif de plus de 15 millions $ visant le Collège Servite, situé à Ayer’s Cliff, et la congrégation des Servites de Marie. 

Ayant recueilli les témoignages de plusieurs anciens élèves de cette école, la firme montréalaise allègue que de nombreuses agressions sexuelles se sont déroulées à l’intérieur de celle-ci entre 1960 et 2000.

Dans la requête soumise par Kugler Kandestin, on nomme une quinzaine de religieux de la congrégation des Servites de Marie qui se seraient rendus coupables d’agressions sexuelles sur des mineurs.

Le nom de Paul McKeown apparaît sur cette liste.

À la mi-mars, le père Jacques Desgrandchamps avait été accusé à Sherbrooke de gestes en semblable matière.

L’homme de 86 ans a été formellement accusé d’attentat à la pudeur et de grossière indécence sur un élève entre le 1er septembre 1976 et le 30 juin 1977 à Ayer’s Cliff.

La victime alléguée, un homme maintenant âgé de 57 ans, a étudié au Collège Servites d’Ayer’s Cliff dans les années 1970. Le père Desgrandchamps, qui y enseignait, réside aujourd’hui à Ottawa.