Donald Trump accuse le Canada d’avoir érigé des barrières commerciales sur les produits agricoles américains.

Trump promet de défendre les fermiers dans les négociations commerciales

WASHINGTON — Le président Donald Trump s’est justifié sur ses négociations commerciales robustes avec le Canada, la Chine et le Mexique, lundi, affirmant que les fermiers américains avaient été traités «injustement» par le passé. Il a promis de renverser cette tendance et de permettre un meilleur accès aux marchés des partenaires commerciaux des États-Unis.

Le président américain a commencé sa semaine avec une série de micromessages sur les négociations commerciales en cours avec plusieurs alliés américains, dont le Canada et la Chine.

Il a écrit que les fermiers américains «ne vont pas bien depuis 15 ans», en raison selon lui des politiques du Mexique, du Canada et la Chine.

M. Trump s’est engagé à ce que cela change une fois qu’il aura terminé de négocier ces accords.

Il a aussi promis que son pays n’aurait plus de déficit commercial.

Dans un autre message, il a accusé le Canada d’avoir érigé des barrières commerciales sur les produits agricoles américains.

La semaine dernière, l’administration Trump a imposé des tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium provenant notamment du Canada, du Mexique et de l’Union européenne.

Il a aussi menacé d’imposer des tarifs sur les importations chinoises, ce qui pourrait mener à une guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde.

Les républicains du Sénat ont prévenu que ces tarifs pourraient atténuer les gains économiques assurés par les baisses d’impôts adoptées l’an dernier et mettre en colère les électeurs, qui seront convoqués aux urnes en novembre pour les élections de mi-mandat. Les républicains espèrent garder le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat comme c’est le cas depuis novembre 2016.

Plusieurs élus d’États agricoles s’inquiètent que ces litiges commerciaux nuisent aux fermiers américains. Le Mexique, par exemple, a annoncé qu’il s’attaquerait à des importations provenant des États-Unis, dont le porc, les pommes, les raisins et les fromages.

Donald Trump a été critiqué de toutes parts depuis l’imposition des tarifs sur l’acier et l’aluminium. La première ministre britannique a qualifié cette décision «d’injustifiée et de profondément décevante».

Dimanche, lors d’une entrevue diffusée au réseau américain NBC, Justin Trudeau a lui aussi vigoureusement déploré cette décision. Selon M. Trudeau, le fait que les États-Unis invoquent l’argument de sécurité nationale pour imposer ces tarifs est «insultant et inacceptable».

Donald Trump a fait ces commentaires alors que son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, revient de la Chine dans le cadre de ces négociations commerciales. La Maison-Blanche a déclaré que la rencontre portait sur la diminution du déficit commercial américain. Mais la Chine a signalé que toute entente «ne prendrait pas effet» si les États-Unis mettent leur menace de tarifs à exécution.