Sabrina Gaudreau, tout comme sa cousine Marie-Laurence, a dû mettre une croix sur la classe locale du Pif cette année, à sa grande déception.

Trop forte pour le Pif

Après avoir aidé la formation Resto Bar chez Stanley à gagner trois titres consécutifs dans la classe locale féminine de la Classique Pif, la joueuse du tournoi de l’édition 2018 n’a pu aider son équipe à répéter l’exploit cette année. Inadmissible au tournoi, elle a été forcée à regarder sa troupe s’incliner en finale. Une situation désolante, estime la Sherbrookoise Sabrina Gaudreau.

Tout comme sa cousine Marie-Laurence Gaudreau, Sabrina Gaudreau a bien tenté de défendre son point auprès de la direction du Pif, qui n’a toutefois pas voulu revenir sur sa décision.

À LIRE AUSSI: Le Bar le Shelby prend sa revanche

« C’est triste. Ça fait six ans que je joue pour cette équipe. Au départ, on perdait tout le temps. Mais notre club s’est pratiqué et je me suis améliorée avec le temps pour finalement gagner trois fois de suite. Mon rêve de jeunesse, c’était de jouer au Pif avec mes amies et ma famille. C’est le plus gros tournoi de balle lente, il est présenté dans ma région et toute la famille vient nous voir jouer. Mais certaines équipes ont porté plainte et un mois avant le début du Pif, j’ai appris que je ne pouvais plus jouer avec mon équipe de longue date », raconte Sabrina Gaudreau.

Si cette dernière n’a pas voulu en faire de cas, l’histoire a tout de même circulé durant le tournoi.

« Je n’étais pas capable de regarder mon équipe jouer. Ça me faisait trop mal de ne pas pouvoir les aider. J’ai même voulu dépanner une équipe masculine dans la classe locale et je n’ai pas reçu la permission de la direction du Pif. La formation de la Boucherie du Terroir m’a aussi demandé d’être l’entraîneuse de l’équipe lors de la compétition du volet local et un protêt a été déposé par une équipe adverse. J’ai l’habitude de vivre une belle semaine complète au Pif, mais cette année, j’ai dû me contenter d’un seul match vendredi et de la journée de compétition du dimanche. Je trouve ça triste », raconte-t-elle.


« On avait averti Sabrina que si elle désirait jouer pour une formation de la classe Invitation. »
France Blanchette

Puisque cette dernière a participé à quelques tournois dans la classe Invitation, aussi appelée classe « ouverte », la joueuse de balle lente a été exclue de la classe locale du Pif.

« On avait averti Sabrina que si elle désirait jouer pour une formation de la classe Invitation, elle ne pourrait plus participer aux activités de la classe locale, confie pour sa part France Blanchette, membre du comité organisateur. On adopte les mêmes règlements que ceux du Slow Pitch National (SPN). Mais comme bien d’autres tournois, on a aussi nos propres règlements concernant l’utilisation des bâtons et l’admissibilité des joueurs. J’ai reçu des plaintes et puisqu’elle a pris cette décision, je n’avais plus le choix. Je ne pouvais plus justifier sa présence dans la classe locale, tout comme celle de sa cousine Marie-Laurence. »

« Pourtant, des équipes comme Bar Le Shelby ont fait venir des joueuses de Québec et Trois-Rivières! Notre équipe a perdu contre elles en finale. Je ne comprends pas. J’avais pu participer au tournoi de qualification, mais je suis exclue de la classe locale au Pif. Je vais devoir mettre une croix sur la classe Invitation pour jouer dans la classe locale, et après, on souhaite que les joueuses de la région s’améliorent? » s’interroge Sabrina Gaudreau.

France Blanchette assure que les deux cousines ne sont toutefois pas les seules. « On a d’ailleurs connu un record d’exclusions cette année chez les femmes. Même chez les hommes, on doit surveiller l’admissibilité de certains joueurs pour rendre la compétition équitable. »

« Si Sabrina et sa cousine ont été barrées de la classe locale, c’est simplement parce qu’elles sont devenues trop fortes. Je comprends ceux qui ont été exclus d’être déçus. C’est normal, mais on n’a pas le choix », renchérit Jean-Charles Doyon, directeur de la Classique Pif.