Les ponts de Québec et Pierre-Laporte

Troisième lien: des faits saillants de l'étude seront bel et bien livrés cet été

La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, ne peut présumer du chemin qui sera parcouru cet été par le bureau de projet du troisième lien routier Québec-Lévis, qui attend toujours les renforts de consultants du secteur privé. Elle réitère néanmoins son engagement de livrer les «faits saillants» de l’étude de besoins.

«On ne parle pas de rapport d’étape, on parle de faits saillants. Et pourquoi j’ai dit ça? Par souci de transparence, avant d’aller en élection, je me suis dit: c’est peut-être bien que les gens aient le maximum d’informations», a rappelé Mme Tremblay, mardi, en marge d’une conférence de presse où elle annonçait une aide financière pour des clubs de véhicules hors route.

La ministre ne sait pas quelles données seront alors disponibles. «Je vais dévoiler les faits saillants de ce qu’on a comme informations à ce moment-là», dit-elle. 

Neuf employés de l’État sont affectés actuellement au bureau de projet sur le troisième lien. Ils se sont attaqués à l’étude de besoins, qui doit recenser les projections démographiques et prédire l’évolution de l’emploi et de la circulation dans la grande région de Québec sur une période de 30 ans. 

Le sous-traitant qui doit travailler à la même étude de besoins, puis à l’identification des solutions possibles pour un nouveau lien interrives, a été choisi après un appel d’offres lancé en décembre, mais le contrat n’est pas encore signé et les ressources ne sont donc pas à l’œuvre encore. 

«Ce qu’on me dit, c’est que ce sont des délais normaux compte tenu d’une étude aussi complexe», souligne Mme Tremblay, qui laisse à l’administratif le soin de gérer les appels d’offres. Elle ne sent pas de pression sur l’échéancier et garde le cap sur la fin de l’année pour la livraison de l’étude de besoins. Les solutions suivront en 2020. 

Le directeur général du MTQ dans la Capitale-Nationale, Luc Tremblay, a indiqué mardi que la firme choisie travaillera en collaboration avec les fonctionnaires, mais ne logera pas à la même adresse. «Le devis va expliquer ce qu’on attend du consultant. Il y a des points de contrôle. On va lui fournir la donnée brute. Des fois, il peut y avoir des questions et on va échanger là-dessus», a-t-il mentionné.