William Drapeau et Bruce Foley ont été condamnés à des sentences suspendues où ils devront faire des travaux communautaires.

Trois traqueurs de pédophiles condamnés

Trois « chasseurs de pédophiles » devront effectuer des travaux communautaires pour payer leur dette envers la société.

William Drapeau, Bruce Foley et une jeune femme de 21 ans ont reconnu des accusations de harcèlement criminel sur deux individus abordés sur internet, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

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La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a expliqué que ces gestes sont survenus alors que ces individus se présentaient comme des « pedophile hunter ». Il avait créé une page Facebook pour afficher leurs convictions.

Après avoir créé un profil de jeune fille mineure, ils ont abordé des hommes sur les réseaux sociaux afin de traquer les pédophiles.

Ils fixaient des rendez-vous avec ces hommes avant de les confronter.

« Ils ont eu un comportement qui a fait craindre aux victimes pour leur sécurité. Ils filmaient les individus, les véhicules, les cartes d’identité et menaçaient de publier et de faire perdre leur emploi à ces personnes. Le véhicule de l’un d’entre d’eux a été endommagé avec des pochoirs », a expliqué Me Saint-Pierre.

Des vidéos de ces gestes ont été saisis.

« On peut voir l’agressivité sur le vidéo. Ce qui est aussi risqué, c’est de se mettre à produire de la pornographie juvénile à l’écrit », indique Me Saint-Pierre.

Drapeau et Foley ont été condamnés à des sentences suspendues par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

Les deux jeunes hommes, qui n’avaient aucun antécédent judiciaire, se retrouvent maintenant avec un casier judiciaire pour avoir défendu leurs convictions d’une façon qui n’était pas la meilleure. Une exception a été faite pour la jeune femme dans cette affaire qui a reçu une absolution conditionnelle étant donné qu’elle fait des études.

La jeune femme devra effectuer 100 heures de travaux communautaires, Foley 150 heures, et William Drapeau 240 heures.

Drapeau, militant contre la vente de fourrure animale, a aussi fait un appel inquiétant à ce sujet à la boutique que possèdent la mairesse de Magog Vicki-May Hamm et sa fille.

« Mon client reconnaît ne pas avoir pris les bons moyens. La plaignante peut être rassurée qu’elle n’ait rien à craindre de mon client qui n’est pas violent. Les plaignants des autres dossiers n’ont rien à craindre non plus », a expliqué l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette.
Drapeau a aussi reconnu la possession de près de trois kilos de cannabis saisi lors de la perquisition réalisée chez lui.

Me Patrick Fréchette