La motion présentée par la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, mardi.

Transferts fédéraux en santé: unanimité à Québec pour qu’Ottawa paie sa juste part

Une motion réclamant que le gouvernement canadien paie sa juste part en santé a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, mardi.

La motion présentée par la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, stipule plus particulièrement que «l’Assemblée nationale exige du prochain gouvernement canadien qu’il s’engage à combler le déséquilibre dans les investissements en santé en transférant au Québec l’ensemble des sommes réclamées par le gouvernement du Québec, et ce, à l’intérieur de son prochain mandat». 

Le texte sera transmis aux chefs des partis politiques en lice dans la présente campagne électorale fédérale par le biais du cabinet de la présidence de l’Assemblée nationale.

Le gouvernement du Québec estime dans son dernier budget le déficit des transferts canadiens en matière de santé à plus de 13,7 milliards $ d’ici 2027.

Selon Catherine Fournier, «on ne doit pas se coucher devant le gouvernement canadien qui nous prive de milliards de dollars qui sont destinés à nos aînés, à nos enfants, nos parents, et à tous les Québécois qui en ont vraiment besoin».

La semaine dernière, le Conference Board of Canada (CBC) a publié un rapport pour le compte de l’Association médicale canadienne dans lequel il concluait que sans une meilleure collaboration financière du gouvernement fédéral et une amélioration de la productivité en matière de soins de santé, le Québec et les autres provinces continueront de marcher sur une corde raide, oscillant entre des temps d’attente plus longs et des déficits plus importants.

«Accès approprié aux soins de santé»

Selon ce think tank spécialisé notamment dans l’analyse des performances des politiques publiques, «tous les ordres de gouvernement bénéficieraient d’une coopération et d’un partenariat soutenus pour s’assurer que l’ensemble de la population canadienne ait un accès approprié aux soins de santé».

Cela pourrait inclure des transferts plus importants en matière de santé puisque le gouvernement fédéral aura la capacité de le faire au cours des deux prochaines décennies, exposait le CBC dans son rapport.

L’organisme de recherche expliquait que le gouvernement du Canada devrait revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2030-2031 et à un niveau d’endettement considérablement plus bas d’ici 2040-2041. En revanche, «les gouvernements provinciaux et territoriaux ont un sombre avenir de déficits à la hausse devant eux face à l’évolution démographique au cours des 20 prochaines années», soulignait-il.