Jérémie-Viktor Lagacé est accusé du meurtre prémédité du touriste français Fabrice Durand.

Touriste abattu en Gaspésie: entente possible avant le procès?

NEW CARLISLE – Me Richard Lavigne, l’avocat représentant Jérémie-Viktor Lagacé, accusé du meurtre prémédité du touriste français Fabrice Durand, a indiqué à la cour vendredi «qu’il y aura des discussions» avec le substitut du procureur général Gérald Maltais, d’ici le 23 février.

Ni Me Lavigne ni Me Maltais n’ont donné de détails sur ce vers quoi ces «discussions» pouvaient mener, mais ce type de langage est généralement utilisé quand les deux parties souhaitent régler une cause avant le début d’un procès.

Gérald Maltais a simplement indiqué à la juge Célestina Almeida, de la Cour du Québec, que c’était la dernière fois que la cause était remise avant de procéder. L’audience de vendredi devait servir à déterminer une date d’enquête préliminaire, qui pourrait avoir lieu en avril ou en mai.

«La défense devra renoncer à invoquer l’arrêt Jordan, si jamais la cause s’étire. Elle devra du moins retrancher les quatre mois de janvier à avril des délais de procédure, parce qu’ils sont attribuables à la défense», a indiqué Me Maltais au Soleil, en guise de complément d’information.

Âgé de 23 ans, Jérémie-Viktor Lagacé a été initialement accusé d’usage négligent d’une arme à feu et de bris d’engagement, le 23 août, le lendemain du décès par balle du touriste également âgé de 23 ans. La victime marchait alors  dans le sentier des Chutes à Picot, à Saint-André-de-Restigouche, en Gaspésie, avec sa compagne, Ludivine Marcoux. Ce n’est qu’à la fin d’octobre que l’accusation de meurtre préméditée est tombée pour le jeune homme de Saint-André.

Jérémie-Viktor Lagacé et le couple de Français s’étaient vus brièvement à l’entrée du sentier avant que le coup de feu fatal ne soit tiré. L’accusé avait été arrêté en forêt environ une heure plus tard.

Des discussions préalables à une enquête préliminaire et à un procès peuvent parfois mener à un plaidoyer sur une accusation réduite, et une sentence commune à suggérer au magistrat en charge du dossier.