Guillaume Rousseau

Sherbrooke: Rousseau « coulé » par la campagne nationale

Le candidat du Parti québécois Guillaume Rousseau estime que la campagne nationale a « coulé » ses efforts locaux pour ravir la circonscription de Sherbrooke aux libéraux.

À sa première expérience comme candidat dans une élection, le professeur de droit, chercheur et commentateur politique n’a pu faire mieux qu’environ 15 % des voix, terminant quatrième derrière Christine Labrie (QS), le ministre sortant Luc Fortin (PLQ) et Bruno Vachon (CAQ).

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« Au dernier sondage, c’était une course à quatre. Ç’a évolué. Est-ce que le dernier débat de M. Lisée (Jean-François Lisée, chef du PQ) a eu un impact à Sherbrooke, je ne sais pas. Je n’ai rien senti qui, localement, aurait pu changer la donne. »

M. Rousseau n’avait pourtant pas ménagé les efforts depuis plus de six mois en menant une campagne très visible sur le terrain.

« Avant de faire de la politique, je suis d’abord un gars de contenu, un intellectuel. J’ai mis beaucoup d’idée sur la place publique et des idées qui, très très rarement, ont été critiquées. (...) J’ai semé quelque chose qui, je pense, va pousser. Je suis ouvert, si la personne qui est élue dans Sherbrooke souhaite s’entretenir avec moi, je serai toujours là pour Sherbrooke. »

Au national, M. Rousseau analyse que la déconfiture du PQ n’est pas différente des difficultés que rencontre la sociale-démocratie en Occident et que son parti devra se livrer à une solide analyse pour comprendre pourquoi ce qu’il propose ne plaît plus aux Québécois.

« Mais on ne lâchera pas, a-t-il dit à la poignée de militants venus prendre acte du verdict lundi soir. La marche vers un pays, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des hauts, il y a des bas, il y a des détours. Là, ça c’est un bas, mais on va remonter. »