Dès le 17 juillet, une première vague de débrayage touchera le Parc de la Chute-Montmorency.

Sépaq: le syndicat craint les briseurs de grève

La Sépaq pourrait faire appel à des briseurs de grève pour maintenir les services dans les 23 parcs nationaux, craint le SFPQ. Une information aussitôt démentie par la Société des établissements de plein air.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a fait parvenir lundi une mise en demeure à l’employeur à la suite d’une entrevue accordée vendredi par le président-directeur général de la Sépaq, Jaques Caron.

Selon le contenu de la missive obtenue par Le Soleil, il aurait alors suggéré sur les ondes de Radio-Canada «que le plan de contingence élaboré prévoyait impliquer l’ensemble des cadres et tous les employés non syndiqués du siège social pour maintenir le maximum de services dans les établissements lors de la grève des employés couverts par les unités d’accréditation détenues par le SFPQ».

Selon le syndicat, cette façon de faire violerait «les dispositions anti-briseurs de grève contenues dans le Code du travail du Québec».

«Nous avons obtenu les mêmes informations à l’interne, lance Christian Daigle, président général de l’organisation syndicale. L’employeur ne pourra recourir à tous les cadres et professionnels comme il le laisse entendre.»

La Sépaq a aussitôt réagi. «Dans le cadre d’une entrevue radiophonique, dans le feu de l’action, le pdg a effectivement donné une information imprécise, indique Simon Boivin, responsable des relations avec les médias. Il n’y a pas d’employé non syndiqué autre que des gestionnaires qui seront mis à contribution dans les établissements advenant qu’un débrayage ait lieu dans le réseau. Le plan de contingence élaboré par la Sépaq pour maintenir ses établissements ouverts (…) respecte l’intégralité des règles inscrites au Code du travail», fait-il savoir.

La semaine dernière, le SFPQ annonçait le déclenchement d’une grève générale illimitée de 1500 employés de la Sépaq dans 23 parcs nationaux du Québec à compter du 20 juillet.

Dès le 17 juillet, une première vague de débrayage touchera 300 employés au Parc de la Chute-Montmorency et le Manoir, le Camping des Voltigeurs à Drummondville et les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais.

Vacances de la construction

Le déclenchement de la grève dans les parcs coïncide avec le début des vacances de la construction. Pendant ces deux semaines les plus achalandées, 80 % des quelque 150 000 travailleurs de la construction seront en vacances. 

Les conditions salariales sont au cœur du litige. Le syndicat juge insuffisante la hausse de moins de 1 % par an proposée. Il réclame aussi l’uniformisation des échelles salariales dans chaque unité syndicale.

Les parties sont de retour depuis lundi matin à la table des négociations pour tenter de parvenir à une entente avec le déclenchement de la grève.