Mario Gauthier

Saguenay: acquitté d’agression sexuelle, il obtient 100 000$

Acquitté d’une agression sexuelle sur une mineure, le Jonquiérois Mario Gauthier et sa famille pourront être indemnisés à hauteur de 100 000$ de la part de la fausse victime de toute cette histoire. Le tribunal estime que la Couronne et la Sûreté du Québec n’ont commis aucune faute dans leur investigation.

La juge Lise Bergeron, de la Cour supérieure du Québec (chambre civile), a rendu une décision de 41 pages en cette journée de la Saint-Valentin.
En juin 2012, Mario Gauthier s’est rendu à son chalet en compagnie de la fille de l’un de ses employés de la compagnie Excavation-Déneigment MG.
Après avoir effectué une sortie en bateau et après que la jeune fille, alors âgée de 14 ans, ait consommé passablement de boisson alcoolisée, Mario Gauthier s’est retrouvé au chalet en sa compagnie.
L’adolescente a alors prétendu, à son retour, avoir été abusér sexuellement par M. Gauthier. Elle avait raconté qu’il lui avait demandé s’il pouvait avoir une relation sexuelle avec elle, qu’elle lui avait dit non et que l’accusé n’avait pas tenu compte de son refus.
Au terme d’un procès criminel, M. Gauthier a été acquitté des accusations déposées contre lui, notamment en raison des nombreuses contradictions de la présumée victime.
M. Gauthier s’est alors tourné de bord et a intenté une poursuite de 600 000$ contre la fausse victime, le procureur général du Québec (Couronne) et le ministère de la Sécurité publique (Sûreté du Québec).
La juge Bergeron retient qu’elle ne pouvait lever l’immunité des trois procureurs de la Couronne et estime que la SQ n’a commis aucune faute en enquêtant sur cette histoire.
En revanche, la magistrate retient que la fausse plaignante est responsable des préjudices causés aux demandeurs, qu’elle ne pouvait ignorer que de telles déclarations auraient des conséquences graves et qu’elle n’a jamais modifié ses déclarations.
La juge accorde un dédommagement de 55 000$ à Mario Gauthier et de 15 000$ chacun à sa conjointe et à ses deux enfants pour un total de 100 000$.
«Mon client est soulagé et satisfait que la fausse plaignante soit condamnée, mais ne cache pas une certaine déception du fait que le Procureur général du Québec et le ministère de la Sécurité publique ne soient pas reconnus coupables. Ceux-ci n’ont pas commis de faute malgré la fausse déclaration de la jeune fille», a mentionné Me Marie-Claude Gagnon, qui défendait les intérêts de Mario Gauthier.
Ce dernier espère obtenir réparation, mais son avocate dit être consciente des difficultés que cela peut occasionner en raison de l’âge de la plaignante.