Les Olympiques de Gatineau entreront dans leur nouveau domicile du boulevard de la Cité plus tard que prévu.

Retard et dépassement de coûts pour le futur aréna Guertin [VIDÉO]

Les Olympiques de Gatineau entreront dans leur nouveau domicile du boulevard de la Cité plus tard que prévu. Vision multisports Outaouais (VMSO) a annoncé, mardi matin, que la construction du futur amphithéâtre accusait de trois à quatre mois de retard, si bien que l’échéancier de novembre 2020 annoncé au début du projet doit être repoussé à mars 2021.

La décision n’a pas encore été prise officiellement par le conseil d’administration des Olympiques, mais son président et porte-parole, Norman MacMillan, recommandera aux administrateurs de terminer la saison 2020-2021 dans le vieil aréna Guertin. « Je ne sais pas si c’est un mal pour un bien, mais il faut respecter le vieux Bob et ça nous donnera l’occasion de fêter et de souligner sa fermeture comme du monde à la fin de la prochaine saison », a-t-il indiqué au Droit. 

VMSO a aussi indiqué faire face à un dépassement des coûts de construction qui atteint, à l’heure actuelle, entre 8 et 10 millions $. Le président de VMSO, Alain Sanscartier, a rappelé que l’organisme s’était engagé à assumer d’éventuels dépassements de coûts et c’est ce qui sera fait. Les contribuables gatinois ne seront donc pas affectés par cette augmentation. « Ça faisait partie de nos défis et on s’assume là-dedans, a lancé M. Sanscartier. On est déjà en mode solution. »

Glaces communautaires

M. Sanscartier s’est cependant réjoui de la décision stratégique prise par VMSO de tout mettre en œuvre pour respecter l’échéancier de novembre 2020 pour l’ouverture des trois glaces communautaires adjacentes à l’amphithéâtre. « On a travaillé très fort en novembre et décembre dernier afin de se positionner de manière stratégique afin de respecter l’échéancier pour les glaces communautaires, a-t-il noté. Notre mission première a toujours été le communautaire et la jeunesse et nous respecterons l’échéancier original pour les trois autres glaces. »

Pénurie, grenouilles et Laferrière

Les imprévus quant aux coûts du projet et à l’échéancier ont été causés par différents facteurs qui étaient tous hors du contrôle de VMSO, a affirmé M. Sanscartier. L’excuse revient de plus en plus souvent, mais la pénurie de main-d’œuvre est bien réelle, insiste le président de l’organisme. 

« On a été pris par surprise lors de l’ouverture des dernières soumissions l’automne dernier, a-t-il reconnu. On parle de pénurie de main-d’œuvre et je peux vous dire que ça se reflète sur les prix des soumissionnaires dont les carnets de travail sont déjà pas mal pleins. »

Les températures hivernales de novembre dernier ont aussi fait augmenter les coûts du projet, alors que l’objectif de VMSO était d’avoir fermé toute l’infrastructure à temps pour l’hiver. « Fermer l’infrastructure à temps nous aurait permis de faire d’importantes économies de coûts, mais novembre nous a surpris, comme bien du monde », a noté M. Sanscartier.

À cela s’ajoutent aussi deux autres facteurs qui n’avaient pas été prévus par VMSO, à savoir les délais pour que la Ville obtienne les autorisations environnementales nécessaires à la construction sur le site de la Cité et le recours juridique entamé à la surprise générale par l’ancienne conseillère municipale, Denise Laferrière. « Ça fait partie de l’équation, ce sont des facteurs dans l’ensemble, a indiqué M. Sanscartier. Il est aussi possible que l’organisme ait eu un trop plein d’enthousiasme au début. On a été très audacieux avec des échéanciers agressifs. Peut-être qu’on a sous-estimé certains défis qui étaient hors de notre contrôle. »

Alain Sanscartier assure que les dépassements des coûts ne fragilisent pas VMSO. L’organisme a un bon lien de confiance avec les institutions financières, dit-il, et tout le monde est déjà en mode solution. 

Complexe du Plateau

VMSO continue d’analyser l’appel d’offres lancé par la Ville de Gatineau, il y a quelques semaines, pour la construction du futur complexe multiglaces dans le secteur du Plateau, mais aucune décision n’a encore été prise à savoir si l’organisme allait y prendre part. M. Sanscartier précise que la nouvelle réalité du marché de la construction et la pénurie de la main-d’œuvre font maintenant partie de l’équation et que cela doit être analysé en détail. « On sait cependant que ce complexe est un besoin essentiel dans l’ouest de la ville », a-t-il rappelé.