Les policiers de Trois-Rivières ont dû intervenir, jeudi, dans un entrepôt du secteur Cap-de-la-Madeleine, où se déroulait un rassemblement intérieur illégal.
Les policiers de Trois-Rivières ont dû intervenir, jeudi, dans un entrepôt du secteur Cap-de-la-Madeleine, où se déroulait un rassemblement intérieur illégal.

Rassemblements intérieurs: neuf mineurs reçoivent un constat d’infraction à Trois-Rivières

Trois-Rivières — La police de Trois-Rivières a dû émettre neuf constats d’infraction à de jeunes mineurs jeudi dernier, en lien avec un rassemblement intérieur qui s’est tenu dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Les policiers sont effectivement intervenus tard en soirée dans un entrepôt adjacent au boulevard Thibeau, où une fête se déroulait sans que les consignes gouvernementales n’autorisent ce genre de rassemblement à ce moment.

Sur place, plusieurs personnes mineures ont été interpellées. De ce nombre, neuf avaient déjà reçu un avertissement plus tôt durant la pandémie en lien avec d’autres rassemblements illégaux, explique le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

«Depuis le début, la directive est de servir un avertissement lorsqu’une personne se retrouve en défaut. Nous gardons évidemment des enregistrements de ces interventions. Il est donc facile pour nous de savoir qui a déjà reçu un avertissement. Lorsque nous devons de nouveau intervenir auprès de la personne, nous émettons automatiquement un constat d’infraction», explique-t-il.

Ces neuf mineurs ont donc reçu un constat de 1500 $ plus des frais à payer.

Rappelons que les consignes gouvernementales, au moment des faits, permettaient les rassemblements extérieurs d’un maximum de dix personnes à condition de respecter deux mètres de distance entre les personnes ne résidant pas à une même adresse. Les rassemblements intérieurs, comme celui qui s’est déroulé dans cet entrepôt, étaient toujours interdits jeudi dernier.

Depuis le début des mesures sanitaires, en mars dernier, la police de Trois-Rivières a eu à faire 908 interventions en lien avec des rassemblements potentiellement illégaux. Toutefois, sur ces 908 interventions, ils ont émis seulement 47 constats d’infraction, tous de 1500 $ plus les frais.

Au niveau des entreprises, les interventions n’ont pas mené à beaucoup de constats d’infraction. Au tout début de la pandémie, un centre d’entraînement du secteur Cap-de-la-Madeleine a reçu un constat d’infraction pour avoir été en opération alors que le gouvernement avait décrété la fermeture de tous les commerces non essentiels. Ce constat était également de 1500 $ plus les frais.

«Ça a été notre seul constat qui a été émis pour une entreprise», soutient le sergent Mongrain, qui reconnaît que depuis l’autorisation des rassemblements extérieurs de dix personnes, le nombre d’appels de citoyens pour dénoncer les rassemblements a passablement diminué. «Nous ne sommes plus dans une chasse aux sorcières. Le volume d’appel a beaucoup baissé et nous sommes beaucoup moins sollicités pour ce genre d’interventions», signale le sergent Mongrain.