Benjamin Déziel et sa complice Maude Gareau sur scène.

Quichotte: une pièce de Benjamin Déziel

Le Granbyen Benjamin Déziel revient dans sa ville natale cette semaine pour présenter Quichotte - En 3 temps 2 mouvements, une création jeunesse faisant la part belle au théâtre de marionnettes, d’ombres et d’objets.

Créée à l’intention des enfants de 8 ans et plus, la pièce tourne au Québec depuis trois ans. Après environ 85 représentations, voilà qu’elle s’arrête enfin chez nous.

Sur la scène du Palace de Granby, Benjamin sera accompagné de la comédienne Maude Gareau.

« Maude et moi, on s’est rencontré dans un festival pour jeune public en France et on est devenus amis. Au retour, elle a proposé qu’on crée un spectacle ensemble avec sa compagnie Ombres folles. Elle avait envie que ce soit une histoire d’aventures. Et moi, je chérissais le vieux rêve de monter Don Quichotte depuis belle lurette. Avec des marionnettes, je trouvais que ça s’y prêtait », raconte-t-il.

Du rêve, le duo est passé à la réalité. Après une année et demie de travail, Quichotte est né du résumé des deux tomes costauds de L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche de l’auteur Miguel de Cervantes. Le duo s’est engagé à fond dans toutes les étapes, de l’écriture à quatre mains à l’interprétation, en passant par la mise en scène et la manipulation.

En fait, il s’agit d’une libre interprétation de 55 minutes de ce roman célèbre. Très libre ! Il y a bien sûr les aventures de Don Quichotte et de son écuyer Sancho Panza, mais bien plus.

« On a gardé les aventures les plus imagées, les plus épiques, les plus notoires et celles qui nous permettaient de développer nos propres personnages. »

Car Benjamin et Maude sont très visibles du jeune public. Ils sont des personnages en soi, qui interagissent sur scène à travers leur jeu « clownesque ». « Selon les codes du théâtre, je suis le clown blanc, le straight man, et Maude représente le clown rouge, la comique, explique Benjamin. C’est une vraie comédie. »

Au plan visuel, la pièce a d’ailleurs tout ce qu’il faut pour maintenir l’intérêt des jeunes spectateurs, ajoute le jeune homme.

« On raconte les péripéties avec des marionnettes de papier qu’on fabrique live sur la scène, alors que la partie rêverie de Don Quichotte est présentée sous forme de théâtre d’ombres. Ça bouge beaucoup. »

Ses autres bébés

Parallèlement à Quichotte, Benjamin Déziel ne chôme pas. Il collabore toujours avec le Théâtre des Robots de la Sheffordoise Zoé Vanier-Schneider et travaille sur une nouvelle création avec sa copine et leur compagnie de théâtre La Marboulette.

« On veut développer le sens critique des enfants en art, par le biais du théâtre et des arts visuels. Pour l’instant, le titre de travail est Toi, t’en penses quoi ? »

Avec sa gang de finissants de l’école de théâtre de Saint-Hyacinthe de 2012, la compagnie Escadron Création, il caresse un autre projet d’ampleur : du théâtre documentaire pour adolescents. Pour y arriver, le groupe ne souhaite rien de moins que de tenir un chantier panquébécois pour connaître les rêves des jeunes. « On veut qu’ils nous inspirent, nous les adultes, à changer des choses dans notre vie, pour leur assurer un meilleur avenir », résume le comédien.

Après avoir mis à l’essai leurs suggestions durant plusieurs mois dans leur quotidien, les membres de la troupe comptent mettre sur pied un spectacle à ce sujet. « C’est mon gros projet pour les cinq prochaines années. »

Sans oublier cet autre bébé — en chair et en os celui-là — qui viendra colorer sa vie à partir de l’été...

Quichotte s’arrête au Palace de Granby ce dimanche 23 février à 15 h.