Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet (gauche), a présenté 33 mesures d’intégration et de maintien à l’emploi des personnes handicapées au Centre Signes d’Espoir, un organisme qui accueille les adultes sourds qui communiquent en langage gestuel.

Québec veut une meilleure intégration professionnelle pour les personnes handicapées [VIDÉO]

Le gouvernement du Québec souhaite encourager les employeurs à sélectionner des candidats dans le bassin de personnes en situation de handicap, une solution supplémentaire pour contrer la rareté de main-d’œuvre. Plus de 238 M$ seront invertis sur cinq ans pour l’intégration et le maintien au travail des personnes handicapées.

Il est estimé que près de 250 000 personnes en situation de handicap pourraient intégrer le marché du travail si les ressources étaient suffisantes. Le gouvernement souhaite réduire l’écart entre le taux d’emploi de ces personnes, et celui des personnes sans incapacité. 

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, a annoncé l’investissement mercredi, en conférence de presse au Centre Signes d’Espoir, organisme qui accueille en priorité les adultes sourds qui communiquent en langage gestuel. M. Boulet a aussi présenté les 33 mesures de la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien à l’emploi des personnes handicapées 2019-2034.

«C’est extrêmement bénéfique pour la société québécoise. Il y a beaucoup de personnes exceptionnelles, il faut que le Québec réussisse à s’enrichir de tous ses talents», a partagé le ministre.

Stratégie évolutive

Il sera possible de constater les premières mesures prises par le gouvernement dans la prochaine année. M. Boulet a insisté sur l’aspect évolutif de sa stratégie, elle s’adaptera en fonction du développement de la situation.

«Notamment, pour les contrats d’intégration au travail, mon ministère verse aux employeurs qui embauchent des personnes en situation de handicap jusqu’à 85 % de leur salaire. On assume aussi tous les coûts qui sont associés aux mesures d’accommodement et de conditions de travail. Il y aura aussi un nombre de postes additionnels pour les jeunes. C’est du concret. Je pense que ce sera intéressant pour tout le monde», a ajouté M. Boulet.


« C’est extrêmement bénéfique pour la société québécoise »
Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Les jeunes en situation de handicap, âgés de 18 à 30 ans, pourront donc se servir d’un nouveau service d’accompagnement qui favorisera leur transition de l’école vers la vie active. 

Un des objectifs est de voir la société se diversifier, et être plus inclusive.

Annonce bien reçue

Le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) applaudit l’initiative prise par le gouvernement pour favoriser l’intégration professionnelle de tous, surtout auprès des jeunes.

«C’est une formidable nouvelle. Il est capital d’offrir un environnement propice au développement personnel et professionnel de l’ensemble des forces vives du Québec y compris des personnes en situation de handicap. Le gouvernement l’a saisi et œuvre à déployer les moyens nécessaires pour outiller et encadrer les acteurs concernés par l’intégration de la main d’œuvre sous-représentée sur le marché du travail», a commenté le président directeur du RJCCQ, Maximilien Roy.