Le reptile n’avait en fait jamais quitté l’immeuble de la rue Léopold où il séjournait.
Le reptile n’avait en fait jamais quitté l’immeuble de la rue Léopold où il séjournait.

Python royal perdu et retrouvé à Cowansville

Un python royal déclaré perdu la semaine dernière à Cowansville, en Montérégie, a finalement été retrouvé par son propriétaire.

Le reptile long de deux pieds n’avait en fait jamais quitté l’immeuble de la rue Léopold où il séjournait. Il s’était caché à l’intérieur d’un mur, au sous-sol, «probablement attiré par l’humidité», indique le directeur de la Société protectrice des animaux (SPA) des cantons, Carl Girard, qui l’a récupéré.

Puisque Cowansville interdit la possession d’animaux exotiques, l’animal sera envoyé dans un refuge spécialisé.

«Il s’agit de la plus petite espèce de python africain, qui peut atteindre un maximum d’un mètre», précise M. Girard.

Bon an mal an, son organisme responsable du contrôle animalier dans 18 villes récupère une dizaine de serpents exotiques, la plupart gardés dans l’illégalité puisque peu de municipalités les acceptent.

La période des déménagements est normalement propice à ce genre de découverte.

Moins d’abandons

Or, depuis son arrivée dans les Cantons-de-l’Est en 2011, celui qui est aussi éducateur canin constate avec plaisir que les mentalités des Québécois face aux animaux ont évolué, bien que tout n’est pas parfait. Par exemple, la récente période des déménagements n’a pas entraîné son flot habituel d’animaux abandonnés.

«C’est peut-être à cause du confinement, mais on n’a eu que quelques abandons, dit M. Girard. C’est mon année la plus calme jusqu’ici.»

«Les gens font plus attention, ils sont plus allumés et conscients de ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, ajoute-t-il. La mentalité «un animal n’a pas de valeur« s’est atténuée. Je n’en prends pas le mérite seul, bien entendu. Mais aujourd’hui les gens me reconnaissent, me dénoncent des choses qu’ils voient.»

Changer les mentalités est un travail de longue haleine; le DG de la SPA l’a constaté avec certains élus, réticents au départ à s’occuper de contrôle animalier. «Il faut avoir une pensée à long terme», dit-il.