La saga entourant la vente de la Pourvoirie des Laurentides durait depuis plus de quatre ans.

Pourvoirie des Laurentides: le notaire fera toute la lumière

Le notaire Samuel Blais entend faire toute la lumière et mettre les points sur les «i» et les barres sur les «t» sur la transaction de la Pourvoirie des Laurentides.

Me Blais a fait parvenir une communication aux médias à la suite de la sortie de Samuel Thivierge qui a expliqué ne pas être très satisfait, à titre personnel, de l’entente hors cour intervenue entre la Chambre des notaires du Québec et la famille Thivierge.

Cette entente a mis fin à une saga de plus de quatre ans faisant suite à la vente de la Pourvoirie des Laurentides à Maxime De Varennes. Le contrat prévoyait que De Varennes verse 900 000 $ à Réal Thivierge pour se porter acquéreur de la pourvoirie située à La Doré.

Mais le nouvel acquéreur ne s’est jamais acquitté du montant de la vente et n’aurait remis qu’environ 200 000$ aux vendeurs. Des poursuites ont été intentées afin de récupérer l’argent promis.

Au final, la famille Thivierge a laissé voir qu’il y avait un vice de procédure dans l’acte notarié, ce qui aurait amené la Chambre des notaires à régler avec une entente hors cour.

Maintenant que le fils des anciens propriétaires, Samuel, est sorti publiquement pour expliquer sa position, le notaire visé dans la poursuite, Me Samuel Blais, veut à son tour donner sa version.

« Je me présente, Me Samuel Blais. Je suis le notaire qui avait instrumenté la transaction de la Pourvoirie des Laurentides. À la suite des agissements du clan Thivierge cette semaine, plus particulièrement de Samuel Thivierge, il est devenu nécessaire que la lumière soit faite sur ce qui s’est réellement passé lors de cette transaction. Le manquement et le non-respect de la clause de confidentialité, laquelle a été signée par tous, incluant Samuel Thivierge, lors du règlement fait en sorte que je suis maintenant libéré de mon obligation quant à la confidentialité », explique Me Blais dans un premier temps.

Le notaire avisera les médias dans les jours à venir sur une conférence de presse qu’il donnera afin d’en dire davantage sur cette affaire.

« Je veux exposer la face cachée de cette histoire, celle qui a trop longtemps gardé secrète et que les Thivierge ne voulaient surtout pas que vous sachiez. Il est temps que la vérité sur cette histoire soit dite », indique-t-il.

Me Blais a aussi fait parvenir une lettre d’excuses que la famille Thivierge a écrite le 29 septembre.

Le document mentionne que les procédures judiciaires ont été entamées en 2016 et que cette histoire a donné lieu à plusieurs reportages et a fait couler beaucoup d’encre dans les médias.

« Or, ce n’est qu’à compter du 6 février 2019 que nous avons été en mesure de discuter avec les procureurs de Me Samuel Blais et obtenir la version de ce dernier, auparavant lié par le secret professionnel. Nous avons appris divers éléments qui nous ont fait voir le dossier sous un autre angle. Avec le recul, nous croyons que certains commentaires ou propos véhiculés dans les médias s’avèrent inexacts », écrivent les Thivierge.

« Dans les circonstances, si nos gestes ou propos ont pu conduire à véhiculer ces inexactitudes, nous nous excusons auprès de Me Samuel Blais et de sa famille, si jamais nous avons pu, sans mauvaises intentions, leur causer préjudice », ajoutent les membres de la famille Thivierge.