Poupée-enfant: l'accusé serait allé cogner chez celle qui l'a dénoncé

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
L’homme accusé d’avoir eu en sa possession une poupée-enfant érotique, Junjie Yan, a recomparu, mercredi. Il aurait brisé ses conditions, quelques minutes après avoir été libéré en attente de procès. L’individu de 37 ans serait allé directement chez la personne qui l’a dénoncé aux policiers, ce qu’il s’était engagé à ne pas faire. Il restera détenu jusqu’à vendredi.

L’homme, qui a besoin d’un interprète judiciaire étant donné qu’il ne parle que le mandarin, a passé une seconde nuit en prison, mardi. 

Junjie Yan avait été arrêté lundi puis accusé de possession de pornographie juvénile, soit une poupée érotique qui s’apparente à une fillette. L’accusé avait comparu mardi, puis il avait été remis en liberté sous plusieurs conditions, dont celle de ne pas communiquer avec une personne, soit la dénonciatrice au dossier. Mais en sortant du poste de police, il serait allé directement chez cette personne. Voyant Junjie Yan cogner à sa porte, la témoin a téléphoné aux autorités. Yan a été arrêté de nouveau, puis a été accusé de bris de conditions. Il a plaidé non coupable à ce nouveau chef d’accusation. Son avocat, Me Nicolas Gagnon, prétend que son client a peut-être mal compris les conditions, puisque la notion d’initiales (les initiales de la personne avec qui il ne peut communiquer) ne s’applique pas en mandarin. 

La procureure de la Couronne, Me Marianne Girard, a toutefois noté qu’un détail permettant clairement de savoir qui est cette personne était contenu dans la condition lue en cour puis traduite en mandarin par l’interprète. L’accusé avait également fait savoir qu’il avait bien compris.

Me Girard, qui s’est objecté à la remise en liberté de l’accusé, a aussi précisé au juge que l’homme s’était exprimé en français aux policiers.

Les deux parties reviendront en cour vendredi, lors de l’enquête sur remise en liberté de l’accusé. D’ici là, Junjie Yan reste détenu.