Simon Pouliot-Cavanagh, 10e au classement de la Coupe du monde la saison dernière, avait également raté les Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Pouliot-Cavanagh doit oublier les JO

La saison de Simon Pouliot-Cavanagh est terminée avant même d’avoir débuté. Le bosseur de L’Ancienne-Lorette en a fait l’annonce sur les médias sociaux, jeudi midi. Un autre rêve olympique qui s’éteint...

Blessé au genou depuis les Mondiaux de Sierra Nevada en mars, Pouliot-Cavanagh croyait pouvoir revenir en parfaite santé pendant la saison de la Coupe du monde, dont la première épreuve sera d’ailleurs disputée samedi, en Finlande. C’est plutôt une opération qui l’attend, début janvier.

Difficile de trouver pire moment pour subir pareille déception. Comme ses coéquipiers de l’équipe canadienne de ski acrobatique, Pouliot-Cavanagh fondait de gros espoirs sur les Jeux olympiques de PyeongChang, où il avait une chance légitime de briller, lui qui est déjà monté deux fois sur le podium en Coupe du monde.

«Je passe par-dessus», a-t-il affirmé jeudi pendant un entretien avec Le Soleil, depuis la Colombie-Britannique, où il mettait son genou à l’épreuve. «C’est certain que ce n’est pas la conclusion que je souhaitais. Mais chose certaine, je suis content de m’être donné à 110 % dans les derniers mois pour pouvoir tenter ma chance. Parce que j’y croyais.»

La déchirure du ligament croisé antérieur dont il est victime lui permet de faire à peu près tout. Il court, saute des haies. Sa réhabilitation se déroulait d’ailleurs à merveille. Son genou n’a toutefois pas passé «le vrai test». Lorsqu’il s’est retrouvé à devoir pousser la machine dans les bosses, il l’a senti trop fragile pour absorber les chocs inhérents à son sport de prédilection.

«Je m’attendais à ce que mon genou soit instable, mais pas à ce point-là. J’ai l’impression que si je pousse davantage, il y a un trop grand risque de me reblesser. Je n’ai pas confiance en mon genou. Ce ne serait pas intelligent de ma part de prendre ce risque», explique celui qui a terminé 10e au classement de la Coupe du monde, la saison dernière.

Le sort s’acharne

Le sort s’acharne sur Pouliot-Cavanagh. Il était absent des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, même s’il faisait déjà partie de l’élite mondiale. Seules quatre places étaient disponibles pour les Canadiens et lui était cinquième sur la liste. Il avait aussi raté la saison 2015-16 en raison d’une hernie discale.

Il y a un peu plus d’un mois, il parlait au Soleil de ses ambitions olympiques, de l’importance de cette compétition. «Pour moi, c’est le tout pour le tout. Toute la saison tourne autour de ça», avait-il lancé.


Il ne faut pas que je m’arrête au fait que je ne vais pas aux Jeux. Juste de faire des podiums en Coupe du monde, d’aller aux Championnats du monde, ce sont de beaux accomplissements dont je suis très fier
Simon Pouliot-Cavanagh

«Je suis content de m’être rendu où je suis», a-t-il affirmé jeudi, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. «Il ne faut pas que je m’arrête au fait que je ne vais pas aux Jeux. Juste de faire des podiums en Coupe du monde, d’aller aux Championnats du monde, ce sont de beaux accomplissements dont je suis très fier.»

En ce moment, trop tôt pour trancher sur l’après-réhabilitation. L’athlète de 27 ans semble motiver à revenir sur le circuit pour la saison 2018-2019, mais compte d’abord se consacrer à sa santé. «Il y a des Championnats du monde l’an prochain… Est-ce que je mets une croix là-dessus? Est-ce que je poursuis? Je ne le sais pas encore. Ça va dépendre de comment ma réhabilitation va se passer.»

Il s’agit d’une deuxième mauvaise nouvelle en quelques jours pour les athlètes de la grande région de Québec susceptibles de ramener une médaille de la Corée. La semaine dernière, la skieuse Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, annonçait devoir faire une croix sur sa saison 2017-2018 en raison, elle aussi, d’une déchirure du ligament croisé.