Marie-Philip Poulin (29) réagit à la défaite du Canada face aux États-Unis en finale aux Jeux olympiques de PyeongChang. La capitaine attend le feu vert des médecins au sujet de sa blessure au genou qui l'empêche pour l'instant de participer au Championnat mondial de hockey.

Poulin préfère être en uniforme que de rester dans les estrades

ESPOO — Même si elle ne peut pas jouer, Marie-Philip Poulin croit être une meilleure meneuse sur le banc que dans les estrades.

Tandis que la capitaine canadienne attend le feu vert des médecins au sujet de sa blessure au genou qui l'empêche pour l'instant de participer au Championnat mondial de hockey, Poulin a choisi de demeurer auprès de ses coéquipières, en revêtant tout son équipement.

Elle avait fait de même en finale de la coupe Clarkson en finale de la Ligue canadienne de hockey féminin avec les Canadiennes de Montréal, ainsi que lors du premier match du Canada, une victoire de 6-0 contre la Suisse.

«De savoir que je peux jouer mon rôle de meneuse du banc, c'est très important pour moi, a-t-elle déclaré. Quand vous êtes sur la galerie de presse et descendez au vestiaire entre les périodes, vous ne savez pas ce qui se passe sur le banc. De cette façon, je peux bien ressentir ce qui se passe.

«C'est certain que c'est difficile de ne pas jouer, mais c'est une autre facette que je peux apprendre. Ce n'est pas facile, mais j'y prends goût et d'être là pour mes coéquipières compte beaucoup pour moi.»

Capitaine du Canada depuis 2015, Poulin s'est blessée au genou lors du dernier match de la saison de la LCHF, le 24 février. Elle a pris part à trois entraînements depuis que l'équipe canadienne est arrivée en Finlande, en plus de l'échauffement d'avant-match avant le duel face aux Helvètes.

Son état de santé est évalué de façon quotidienne et elle pourrait rater la rencontre de samedi, entre le Canada et les championnes en titre des États-Unis. Une perspective qui fait grimacer Poulin.

«Nous savons tous que cette rivalité est très spéciale, a souligné la patineuse de 28 ans. J'aurai envie de sauter sur la patinoire, c'est certain.»

L'entraîneur-chef, Perry Pearn, ne dérogera toutefois pas de son plan, qui est de faire preuve de patience avec le genou de Poulin, meilleure marqueuse du pays au Mondial avec 137 points, dont 66 buts, en 120 rencontres.

«Tout dépendra de la façon dont son corps répondra, a-t-il noté. [Vendredi], il semblait y avoir moins de résistance. Nous lui avons demandé de patiner à reculons et d'effectuer des croisements. Nous avons besoin de savoir comment son genou réagira et nous appuierons notre décision là-dessus.

«Peu importe si nous affrontions la Russie, la Finlande ou les États-Unis, nous traiterions la situation de la même façon.»

Les règles de l'IIHF permettent à Pearn d'avoir Poulin en uniforme sur le banc: il peut inscrire 23 joueuses à sa formation.

Le Canada et les États-Unis sont au sommet du groupe A avec trois points chacun. La Finlande, la Suisse et la Russie complètent le groupe.

Dans le groupe B, le Japon et la République tchèque ont récolté trois points. Ils sont suivis de l'Allemagne avec deux et de la Suède, avec un. La France ferme la marche avec deux défaites en autant de rencontres.

Toutes les équipes du groupe A et les trois premières du groupe B participeront aux quarts de finale, présentés le 11 avril. Les demi-finales auront lieu le 13 et les matchs des médailles le 14.