Des jeunes ont passé un bon moment à la caserne des pompiers.

Pompiers: des vies sauvées au «temps libres» en passant par les calendriers

Les pompiers fascinent et attirent toujours autant les jeunes et les moins jeunes. Stéphane Marceau, pompier depuis 25 ans au Service de protection contre l’incendie de Québec, a noté avec amusement que les questions posées par les citoyens aux «soldats du feu» ont cependant beaucoup changé selon les époques.

«Quand j’ai commencé, il y a 25 ans, la question qu’on nous posait le plus souvent, c’était «As-tu déjà sauvé quelqu’un?». Ensuite, au début des années 2000, c’était «As-tu déjà fait un calendrier?» alors que le calendrier de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés faisait le plus jaser. Maintenant, en une ère d’efficacité et de productivité, on nous demande ce que nous faisons quand il n’y a pas de feu!», explique M. Marceau, rencontré samedi à la caserne de la rue des Oblats pour la quatrième journée «portes ouvertes» des pompiers de Québec, toujours très populaire surtout en cette belle journée ensoleillée.

Ce que les pompiers font quand il n’y a pas de feu? Ils assistent les policiers en cas d’accident de la route, font du sauvetage nautique, ont leur équipe de gestion des matières dangereuses, ils interviennent en milieux périlleux avec l’escouade de «pompiers-araignées» GRIMP et font beaucoup de travail de prévention.

Sauver une vie

Pour le reste, M. Marceau répond encore aux deux autres questions qu’on lui pose cependant moins souvent qu’autrefois. Oui, il a déjà sauvé une vie. C’était en 1995, un an et demi seulement après son embauche, la veille de la Saint-Jean dans une habitation à loyer modique de Saint-Roch où quatre enfants étaient prisonniers des flammes. Le pompier n’a plus jamais eu l’occasion de sauver une vie de cette façon depuis. 

«Curieusement, dans une carrière de pompier, ce ne sont que de 10% à 15% des pompiers qui vont sauver quelqu’un des flammes. Au fond, il faut que ça tombe sur ton quart de travail, sur ton équipe et que ce soit toi qui sois envoyé pour sauver la personne. La réalité, c’est que plusieurs pompiers ont fait une belle carrière, mais n’ont jamais eu l’occasion de faire un sauvetage en situation d’incendie.»

Stéphane Marceau, pompier depuis 25 ans au Service de protection contre l’incendie de Québec, a noté avec amusement que les questions posées par les citoyens aux «soldats du feu» ont cependant beaucoup changé selon les époques.

Calendriers

Et oui, Stéphane Marceau est déjà apparu sur l’un des fameux calendriers des pompiers! «C’était en 2008, c’est toujours un excellent moyen de financement pour la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés», poursuit celui qui s’est aussi toujours fait un point d’honneur de participer à la vente de la Loto-Pompiers dont les profits vont au même organisme.

Le sapeur apprécie beaucoup ces journées où il est en contact avec le public justement pour démystifier un peu son métier. «Dans la tête des gens, les pompiers sont toujours beaux, «slim», en forme... et ça, c’est une perception qui existait bien avant les calendriers», dit-il en riant. «Ça vient avec le métier, une aura de virilité, de guerrier, de sauveur qui y est associée depuis toujours. Ce qui nous a donné encore plus de crédibilité, c’est le courage des pompiers qui sont intervenus lors de la chute des tours du World Trade Center, à New York. Depuis le 11 septembre 2001, de plus en plus de gens veulent pratiquer notre métier.»

D’ailleurs, chaque journée portes ouvertes voit de nombreux enfants et adolescents s’informer sur les véhicules de pompiers bien sûr, mais sur les outils qu’ils utilisent et la façon d’éteindre un feu. «Ça intéresse beaucoup les jeunes garçons, mais des fois, il y a aussi des parents qui veulent voir quelle carrière ils ont manqué!», termine ce fier pompier, sourire en coin.