Philippe Choinière et Stacey Lecuyer, fondateur de la ferme Oneka.
Philippe Choinière et Stacey Lecuyer, fondateur de la ferme Oneka.

Plus de 3000 visiteurs à la ferme des produits de soins naturels Oneka

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Plus de 3000 personnes ont participé dimanche à la visite de la ferme biologique de Oneka à Frelighsburg, à l’occasion de leur week-end champêtre. Là où sont cultivées les plantes utilisées dans la fabrication des produits de soins naturels faisant la renommée de l’entreprise. Visite des installations, anecdotes, présentation des plantes au son des nombreux insectes qui profitent des champs sauvages: tout y était, sauf l’odeur des fleurs, puisque la visite était virtuelle, diffusée en direct sur leurs réseaux sociaux.

À partir de la ferme biologique située à 85 kilomètres de Montréal, à Frelighsburg, les visiteurs ont habituellement — virtuellement cette année — une vue imprenable sur le lac Carmi, situé tout juste de l’autre côté de la frontière canado-américaine.

Les champs sauvages dans lesquels sont cueillis l’ortie, la sauge, la bardane, le pissenlit, la prêle et la calendula se perdent vers l’horizon, où trônaient auparavant les pommiers d’un verger, et contribuent à la biodiversité. «Entendez-vous les insectes ?», lancent les entrepreneurs, qui se sont lancés dans l’aventure des soins personnels biologiques il y a douze ans en ayant un souci de l’impact qu’ils ont sur l’environnement et sur la santé.


« On trouve que c’est important d’ouvrir nos portes par souci de transparence et pour permettre aux gens de vivre le site, de comprendre et de connecter »
Philippe Choinière, cofondateur de Oneka

«C’est un cheminement. Pour nous, lancer notre entreprise c’était notre façon de s’exprimer, de façon très singulière en étant nous-mêmes, sans compromis. Ç’a toujours été un véhicule d’apprentissage au niveau du développement personnel et d’entreprise», raconte Philippe Choinière.

Et ce chemin est encore loin d’aboutir, puisqu’ils estiment avoir développé environ 10% du plein potentiel de leurs installations.

Weekend champêtre en visite virtuelle

La passion et les idées germent en abondance dans ces terres. Durant la visite virtuelle de dimanche, les projets en développement s’enchaînent et le plaisir se lit dans les yeux des fondateurs alors qu’ils animent la présentation.

Environ cinquante internautes suivaient la visite francophone en direct, mais ils sont plus de 2400 à l’avoir visionnée en différé, au moment de publier ces lignes. La version anglophone a quant à elle généré plus de 900 visionnements.

«On trouve que c’est important d’ouvrir nos portes par souci de transparence et pour permettre aux gens de vivre le site, de comprendre et de connecter», explique M. Choinière.

N’étant pas une destination agrotouristique, la ferme Oneka est uniquement accessible au visiteur lors d’événements spéciaux, comme le traditionnel week-end champêtre. Avec la crise sanitaire, ces rassemblements ont été annulés, à l’instar des différents salons qui permettent à Philippe Choinière et Stacey Lecuyer de rencontrer leurs clients. Il faut donc s’attendre à voir davantage de vidéos informatives sur leurs différentes plateformes.

Lors des dernières moutures, c’est la météo dictait l’achalandage, variant de 30 à 250 personnes. Les visiteurs étaient aussi accueillis par les experts de l’entreprise afin d’aller plus en profondeur dans les explications, puisque M. Choinière et Mme Lecuyer se décrivent à la blague comme des «entrepreneurs qui ont beaucoup de passion, mais peu de connaissances».

L’an prochain, les visiteurs pourront être témoins du processus de transformation, puisqu’il est présentement réalisé au village, mais la levée de terre d’un aménagement sur la ferme est au calendrier cette année.

La COVID-19, un moteur de changement

Si ce n’était pas de la COVID-19, le désinfectant n’aurait jamais intégré la gamme de produits Oneka.

Philippe, Stacey et leur équipe voient certains bienfaits dans la pandémie, comme «les coups de pied dans le derrière» qui poussent à matérialiser des changements qui auraient dû être faits il y a longtemps. «C’est important de mentionner, précise Philippe Choinère, que nous avons eu le privilège d’avoir été une entreprise essentielle, de vivre à la campagne, etc. Tous les privilèges, on les a. C’est important parce que ça met en contexte notre défi à nous, qui était beaucoup plus mental que réel. Notre défi à nous c’était de vaincre la peur. Quand tu es malade, que tu as perdu ton travail ou que ton industrie est flat, comme les hôtels, ce ne sont pas les mêmes défis.»

Cela ne l’empêche pas d’être fier de la démarche positive choisie par lui et son équipe, d’avoir décidé de ne pas simplement survivre la crise, mais de créer à partir des embûches qui se posent sur le chemin.