La « stratégie anti-burnout » de QS passerait par une révision des normes du travail pour notamment y inclure plus de vacances, plus de congés maladie payés et le droit de refuser des heures supplémentaires.

Plan anti-burnout de QS: «Ça prend encore plus»

Colombe Landry, candidate de QS dans Richmond, estime que le plan de son parti pour limiter l’épuisement professionnel est « un bon point de départ », mais qu’il faut en faire beaucoup plus pour contrôler le problème.

La « stratégie anti-burnout » de QS passerait par une révision des normes du travail pour notamment y inclure plus de vacances, plus de congés maladie payés et le droit de refuser des heures supplémentaires. Les solidaires aimeraient entre autres assurer un minimum de quatre semaines de vacances aux Québécois qui cumulent un an de service continu.

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« Ça aide, mais ça prend encore plus, explique Mme Landry. Ça prend des milieux de travail où les gens sentent qu’ils ont un pouvoir sur ce qu’ils font et que leur travail a un sens. Je peux vous parler du système de santé, car je l’ai quitté en janvier. J’ai vu plusieurs réformes et celle actuelle est vraiment la pire. Les gens ont de moins en moins de pouvoir et c’est là qu’ils tombent malades. »

« Je pense aux gens qui travaillent dans les CHSLD et qui n’arrivent pas à boucler leur travail, poursuit-elle. Peu importe les critiques, ce sont eux qui portent le poids de ne pas avoir donné le bain et de ne pas avoir été en mesure de tout faire. C’est à ce moment-là qu’ils vont tomber malades. Pour moi, un mois de vacances, c’est le minimum. Ça ne va pas tout régler, car il y a un travail à faire sur tous les plans. Il faut une vision globale. »

La stratégie, dévoilée par Gabriel Nadeau-Dubois samedi, cite aussi en exemple la moyenne européenne de 11 jours fériés — contre huit au Québec. Elle propose donc d’en créer deux de plus, le 8 mars et le 1er mai, pour souligner du même coup l’importance de la Journée internationale des droits des femmes et de la fête des Travailleurs. Des dix congés déjà garantis en cas d’obligations familiales, Québec solidaire veut en rémunérer la moitié. Sans oublier les congés maladie, pour lesquels on exigerait dorénavant un salaire à raison d’une demi-journée par mois.

Sur le plan de la conciliation travail-famille, Québec solidaire veut accorder aux travailleurs le droit de refuser des heures supplémentaires et de connaître leur horaire au moins une semaine d’avance.

Loin de nuire à la productivité, ces mesures seraient profitables à l’économie du Québec, argue-t-on.

Le parti estime que l’absentéisme, en bonne partie causé par le stress et l’épuisement, coûte annuellement 3,5 milliards $ aux entreprises.