Rappelons que mercredi, le cliché du corps de la fillette allongée dans son cercueil de bois a été largement partagé sur la plateforme Facebook, suscitant l’indignation­ d’un grand nombre d’internautes.

Photo de la fillette de Granby dans son cercueil: la SQ enquête

La Sûreté du Québec a pris le relais du Service de police de la Ville de Granby quant aux centaines de partages d’une photographie de «la fillette de Granby» reposant dans son cercueil.

« La SQ a été informée par la police de Granby du non-respect de l’ordonnance de non-­publication dans ce dossier de la part de nombreuses personnes », a fait savoir Stéphane Tremblay, porte-parole du corps policier provincial.

Rappelons que mercredi, le cliché du corps de la fillette — décédée après des années de mauvais traitements infligés par certains membres de sa famille — allongée dans son cercueil de bois a été largement partagé sur la plateforme Facebook, suscitant l’indignation d’un grand nombre d’internautes. 

L’image avait également été publiée sur une page, mercredi midi. En raison d’un grand nombre de commentaires négatifs de personnes outrées de voir circuler une photographie aussi sensible, la publication a toutefois été retirée quelques minutes plus tard. L’administrateur avait par la suite offert de faire suivre la photographie à quiconque lui écrivait un message privé pour la lui demander, avant de retirer cette seconde publication et de se retirer de la gestion de la page.

Accusations possibles

Des enquêteurs coordonnent actuellement tous les signalements reçus en lien avec le partage de la photographie troublante. « Ils font des démarches pour contacter les gens qui sont entrés en contravention avec l’ordonnance afin qu’ils s’y conforment, explique l’agent Tremblay. Ceux qui continuent à partager l’image ou qui ne la retirent pas des réseaux sociaux s’exposent à des accusations criminelles. »

Il n’a toutefois pas pu chiffrer le nombre de signalements reçus.

« J’ai rendu service à l’humanité »

La Voix de l’Est rapportait que la photo avait été initialement publiée sur le compte d’un Cowansvillois qui avait aussi dévoilé les détails du service funéraire de l’enfant, qu’il identifie dans une autre publication. Jeudi, l’individu ayant des antécédents judiciaires a partagé une vidéo dans laquelle il nomme la fillette et rappelle les détails des funérailles. Il y cite également l’article de La Voix de l’Est en faisant état. 

Le Cowansvillois affirme avoir reçu l’image de la part de « quelqu’un dont je conserve l’anonymat », ne pouvant se déplacer au complexe funéraire. Il dit l’avoir partagée par « devoir d’informer la population ». « Ce ne sont pas rien que les parents qui sont victimes de cet événement-là, tout le Québec au complet. Les avocats et les juges vont s’en mêler. Ça ne me dérange pas », clame également l’individu qui affirme attendre « celui qui va devoir m’arrêter là-dessus ».

« Il y a beaucoup de gens qui auraient voulu être présents au salon funéraire, poursuit l’homme de 68 ans, qui réclame des funérailles nationales pour la petite victime. [En publiant la photo], j’ai rendu service à l’humanité. »