Parc national du Mont-Orford

Pas de cannabis dans les sentiers et l’arrière-pays des parcs de la SÉPAQ

Alors que les amateurs de plein air pourront fumer du cannabis dans les sentiers de randonnée et dans l’arrière-pays des parcs nationaux qui sont sous la juridiction de Parcs Canada, ils devront s’abstenir de le faire dans ceux de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

La politique encadrant l’usage du cannabis par la clientèle de la SÉPAQ interdit de fumer du cannabis dans tous les lieux publics ou à l’intérieur de bâtiments et d’infrastructures situés sur les territoires gérés par la SÉPAQ (chalet, prêt-à-camper, refuge, restaurant, aire de pique-nique, aire de jeu, plage, sentier et belvédère, par exemple). 

Fumer du cannabis sera toutefois permis aux endroits qui sont à l’usage exclusif du client, et ce, dans le respect de la Loi sur le tabac. Ainsi, les campeurs ayant loué un site de camping pourront fumer sur ledit site et à l’intérieur de leur tente, de leur véhicule récréatif ou de leur roulotte, tant que l’équipement leur appartient. Ils pourront également fumer à neuf mètres d’un chalet ou d’un prêt-à-camper. 

De même, un pêcheur pourrait consommer du cannabis dans sa chaloupe s’il se trouve sur un lac dont il a l’usage exclusif. Une majorité de lacs sont offerts de manière exclusive à la clientèle, rappelle-t-on à cet égard à la Sépaq.

«On voulait un équilibre entre le droit et la liberté de consommer des uns et le respect des autres qui pourraient être préoccupés ou incommodés» par l’usage de cannabis, a expliqué le porte-parole de la SÉPAQ, Simon Boivin.

Parcs Canada, lui, autorise les campeurs à fumer du cannabis non seulement sur les emplacements de camping, mais aussi, dans certaines provinces, dont le Québec, dans les sentiers de randonnée, dans l’arrière-pays et dans les zones publiques (à condition qu’ils le fassent à neuf mètres des bâtiments au Québec).  

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