Le Bromontois Maxence Parrot est monté sur la plus haute marche du podium à l'épreuve de Big Air, lors des X Games présentés à Aspen, au Colorado, vendredi soir.

Parrot veut poursuivre sa domination aux Jeux de Pyeongchang

À deux semaines des Jeux olympiques de Pyeongchang, le Québécois Maxence Parrot s’est assuré de laisser sa carte de visite lors des X Games, montrant une fois de plus qu’il est l’homme à battre à l’épreuve du grand saut (Big Air).

Parrot a raflé l’or dans cette discipline pour une troisième année consécutive et une quatrième fois en cinq ans, vendredi soir, devançant cette fois le jeune Norvégien Marcus Kleveland et le Japonais Yuki Kadono. Ce triomphe lui a d’ailleurs permis de devenir l’athlète le plus décoré en «Big Air» de toute l’histoire des X Games.

L’air d’Aspen, au Colorado, semble assurément très profitable pour le planchiste de Bromont, mais ce dernier espère que celui de la Corée du Sud lui apportera le même genre de succès. À l’aube de sa deuxième participation aux Jeux olympiques, Parrot, qui avait pris le cinquième rang en slopestyle à Sotchi, n’apparaît pas vraiment rongé par la nervosité.

«J’avais vécu une belle expérience il y a quatre ans et j’ai bien hâte de revivre les Jeux. Je quitte pour Pyeongchang samedi prochain et c’est vraiment à mon arrivée là-bas que je vais y mettre toute ma tête et ma concentration, a affirmé le Québécois de 23 ans. J’avais ressorti des points positifs de mon passage à Sotchi, mais je regarde l’ensemble de mes performances des quatre dernières années. J’ai beaucoup appris et ça me place dans une bonne position.»

C’est muni d’une confiance débordante que Parrot traversera l’Atlantique pour en découdre avec les autres planchistes, mais ce n’est pas sa victoire au Colorado qui le fera déroger de son plan de match. Bien qu’il veuille mettre la main sur l’or olympique, le jeune homme souhaite d’abord être parfait dans son exécution afin de ne laisser aucun doute pour les juges.

«C’est sûr que c’est bon pour la confiance de gagner les X Games avant d’aller aux Jeux olympiques, mais pour moi, chaque compétition en est une nouvelle. Je ne me base pas sur ce qui est arrivé à Aspen, a-t-il laissé savoir. Mon seul but en Corée du Sud, c’est d’atterrir parfaitement la descente sur laquelle j’aurai travaillé toute la semaine. Si c’est le cas, on verra ce que les juges en penseront et j’espère que ça me procurera un podium.»

Le «Big Air» fera à Pyeongchang sa première apparition aux Jeux olympiques. Certains amateurs du monde entier auront l’occasion de découvrir ce sport pour une première fois, mais sur les pentes, il n’y aura aucune surprise pour Parrot et les autres adeptes de planche à neige.

«Dans une saison, nous participons à une dizaine de compétitions et ce sont toujours les mêmes planchistes qui s’y retrouvent. Ils seront également en Corée du Sud. Je les connais bien. Je sais ce qu’ils peuvent faire et je sais ce que je suis capable de faire alors ça va m’aider à décider les manoeuvres que j’exécuterai lors de mes descentes. Depuis les débuts du slopestyle aux Jeux olympiques, les athlètes en donnent de plus en plus pour gagner. Maintenant, avec l’arrivée du Big Air, les deux disciplines progressent très rapidement», a mentionné Parrot.

Le Québécois prendra part à cette compétition en compagnie des Canadiens Mark McMorris et Tyler Nicholson. Les qualifications auront lieu le 21 février alors que la finale se déroulera trois jours plus tard.