Maryam Monsef, ministre des Femmes et de l'Égalité des sexes, a déclaré que cet argent devait être dépensé sur deux ans pour combler les lacunes des ressources dont les établissements d'enseignement postsecondaire ont besoin pour s'attaquer au problème.

Ottawa versera 1,5 M$ pour lutter contre la violence sexuelle sur les campus

OTTAWA — Le gouvernement libéral s'est engagé à verser jusqu'à 1,5 million $ pour aider les collèges et universités à mieux lutter contre la violence sexuelle sur les campus.

La ministre des Femmes et de l'Égalité des genres, Maryam Monsef, a précisé jeudi que cet argent sera investi au cours des deux prochaines années.

«Le début des études supérieures est une période très exaltante, a-t-elle déclaré devant des experts et des étudiant de l'Université Ryerson, de Toronto. Pourtant, 41 pour cent des cas de violence sexuelle signalés à la police impliquent des victimes se trouvant dans un établissement d'enseignement postsecondaire.»

Plus tôt cette année, Mme Monsef avait demandé à un comité consultatif d'établir des normes nationales afin d'obliger les universités et collèges de rendre des comptes en matière de lutte contre la violence sexuelle. Ce comité, qui regroupait divers membres de la communauté universitaire, a consulté plus de 300 éducateurs et publié un rapport.

Le rapport intitulé «Courage d'agir» identifie certaines lacunes dans la prévention contre la violence sexiste sur les campus et formule un certain nombre de recommandations sur l'accès aux services d'aide, le matériel pédagogique, la formation dans les établissements en matière de violence sexuelle ou la création d'une stratégie à long terme pour promouvoir l'équité entre les sexes sur les campus.

Selon Mme Monsef, le financement de 1,5 million $ contribuera à développer des outils et des ressources. Cet argent permettra aussi de financer un portail web servant à faciliter l'accès aux outils élaborés et de les adapter aux campus du pays.

«Nous savons que le soutien aux familles et aux victimes doit être au c?ur de tout ce que nous faisons. Nous savons également que la promotion de systèmes de justice adaptés aux besoins des citoyens doit être un élément essentiel du progrès», a-t-elle déclaré.

Des groupes d'étudiants ont salué les efforts déployés tout en soulignant que des ressources et une certaine supervision seront nécessaires pour réaliser ces mesures.

Étudiante de quatrième année à l'Université Ryerson, Charmaine Reid dit espérer que ce nouveau financement aidera à offrir un meilleur soutien aux victimes de violence sexuelle.

«Il est important que les étudiantes se sentent en sécurité sur le campus, a-t-elle affirmé. On ne peut pas se dépasser et s'éduquer si on ne peut pas prendre soin de soi.»