C’est dans ce champ de Yamachiche qu’Ophélie Martin-Cyr a été retrouvée morte.

Nouvel éclairage sur une nuit d’enfer

TROIS-RIVIÈRES — Le témoignage du père de l’amie d’Ophélie Martin-Cyr livré à l’émission J.E. jeudi soir apporte un éclairage nouveau sur les événements qui ont conduit au meurtre de la jeune femme de 19 ans dans la nuit du 9 au 10 octobre dernier.

L’amie de la jeune femme assassinée aurait été présente lorsque les deux présumés meurtriers, René Kègle et Francis Martel, auraient tiré sur elle à bout portant dans un champ de Yamachiche. Selon le témoignage de son père, elle aurait tout entendu.

«C’est là que [ma fille] a vu partir Ophélie, monter dans le champ avec René Kègle. Il a arrêté la voiture dans le petit chemin. Ils sont montés dans le champ. Elle a entendu Ophélie crier. Puis, elle a entendu le coup de feu. C’était fini avec Ophélie», a raconté à la caméra sous le couvert de l’anonymat le père de l’amie d’Ophélie Martin-Cyr.

Kègle serait alors revenu à la voiture et Martel lui aurait dit que ce n’était pas censé se passer comme ça. «Si vous n’arrêtez pas, je vais vous passer tous les deux», aurait alors dit Kègle, toujours selon le témoignage du père de l’amie d’Ophélie.

De retour sur l’autoroute, Kègle aurait à nouveau braqué son arme sur son complice et la jeune femme. Après avoir tenté d’ouvrir la portière de la voiture, elle a décidé de sauter du véhicule en marche.

«Soit c’est lui qui me tire, soit que je tente ma chance de l’autre bord», a raconté le père de la jeune fille à J.E. en rapportant ses propos.

«Elle avait chaud, elle a baissé la fenêtre, elle a sauté au travers de la fenêtre. Elle a la marque de la fenêtre sur les jambes.»

Ophélie Martin-Cyr a été assassinée dans un champ de Yamachiche.

Une fois sortie de la voiture, elle aurait pris la fuite et aurait entendu des coups de feu. La jeune femme aurait ensuite essayé d’interpeller les voitures qui circulaient sur l’autoroute. Après avoir tenté en vain de faire arrêter des voitures, elle est finalement parvenue à faire s’immobiliser une automobiliste.

«Elle a vu la Jeep revenir, elle a débarré la porte de la madame, elle s’est assise sur elle et leur a dit: ‘’ils en ont tué une, si vous ne partez pas, ils vont nous tuer nous aussi’’», a aussi raconté son père.

Les deux présumés meurtriers auraient fait demi-tour pour revenir près de la voiture où s’était abritée la jeune femme, avant de finalement repartir.

Un vol de 12 000 $?

Dans les heures qui ont précédé le meurtre d’Ophélie Martin-Cyr, les deux jeunes femmes ont fréquenté plusieurs bars de Trois-Rivières.

Selon les plus récentes informations, les deux accusés auraient été à la recherche d’une somme d’environ 12 000 $ qui aurait été volée. Les deux jeunes femmes auraient été séquestrées par les deux présumés meurtriers dans le but d’obtenir des informations permettant de retrouver le ou les voleurs.

Rappelons que lors de la même nuit de l’assassinat d’Ophélie Martin-Cyr, un VUS a été incendié dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap avec deux corps à l’intérieur. Une des deux autres victimes aurait même été démembrée. Plus d’une semaine plus tard, on ne connaît toujours pas l’identité des deux victimes. Disparu depuis ces événements, le propriétaire du véhicule, l’entrepreneur Steve Lamy, serait l’une des victimes.

Par ailleurs, les dernières informations recueillies auprès de la Sûreté du Québec et de la Police de Trois-Rivières indiquent que les trois meurtres commis seraient reliés.

René Kègle et Francis Martel ont été accusés du meutre d’Ophélie Martin-Cyr.

Les funérailles d’Ophélie Martin-Cyr seront célébrées ce dimanche 21 octobre à 17 h au Mémorial du centre funéraire Rousseau de Trois-Rivières. Les proches de la jeune femme demandent aux personnes qui se rendront sur place de porter le ruban blanc par solidarité aux femmes victimes de violence. Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Le Far qui vient en aide aux femmes et enfants victimes de violence.