Kevin Lapointe-Paquette

Neuf mois de prison pour s’en être pris à un inconnu dans un bar

Pour s’en être pris à un inconnu dans un bar du centre-ville de Sherbrooke, Kevin Lapointe-Paquette passera les neuf prochains mois en prison.

Le 26 octobre 2017, Lapointe-Paquette, Éric Hayes et un autre homme se sont présentés au bar Amnésia de la rue Wellington Sud.

À lire aussi: La vie chamboulée d'une victime battue dans un bar

En fin de soirée, de façon gratuite, le trio dont faisait partie Lapointe-Paquette a porté plusieurs coups à la victime qui a subi notamment des lacérations à la rate et au foie. Il a subi une fracture du nez et a dû manquer plus d'un mois de travail.

Hayes a frappé la victime au visage, mais Lapointe-Paquette a asséné plusieurs coups de pied au ventre.

Kevin Lapointe-Paquette avait reconnu une accusation de voies de fait graves devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Le juge Chapdelaine a déterminé que les faits de la cause militaient dans le sens d’une peine de prison ferme.

À sa sortie de détention, Lapointe-Paquette devra respecter des conditions dans le cadre d’une probation de deux ans imposée par le juge Chapdelaine.

La victime avait témoigné des conséquences de cette agression sur toutes les sphères de sa vie.

Kevin Lapointe-Paquette l’a battu avec Éric Hayes sans raison particulière au centre-ville de Sherbrooke.

La victime de 28 ans a passé cinq jours à l'hôpital.

L'homme qui ne connaissait pas ses agresseurs garde des séquelles physiques de cette agression.

L'homme travaillait à deux endroits et a dû refuser des contrats lors du mois où il n'a pas pu travailler. Il évalue ses pertes en salaire à plus de 6000 $.

Lors des observations sur la peine le 8 janvier dernier, Lapointe-Paquette a mentionné au tribunal qu'il avait causé ces gestes alors qu'il était intoxiqué. À une réponse du tribunal concernant le fait que Hayes et lui étaient « des terreurs dans les bars », Lapointe-Paquette n'a pas nié.

L'homme de 24 ans affirmait être abstinent des drogues dures depuis octobre dernier.

Me Véronique Gingras-Gauthier représentait le ministère public dans cette affaire tandis que Me Patrick Fréchette défendait l’accusé.

Éric Hayes avait été condamné à 15 mois de prison dans cette affaire, alors qu'aucune accusation n'a été portée contre l'autre individu.