Neuf mois de prison pour avoir joué les justiciers au centre de détention

Francis Mercier a été condamné à neuf mois de prison pour s’en être pris à deux coaccusés au Centre de détention de Sherbrooke.

Mercier était incarcéré pour avoir voulu jouer les proxénètes avec une adolescente de Sherbrooke, lorsqu’il s’est pris pour un justicier en s’attaquant à des personnes incarcérées pour des crimes à caractère sexuel.

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La peine qui lui a été imposée, mercredi, par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec s’ajoute à une autre peine de trois mois pour voies de fait que Mercier purge actuellement.

Le 25 octobre dernier, Francis Mercier a plaidé coupable à des accusations de vols de fait à l’égard de personnes accusées en matière sexuelle.

Mercier a reconnu avoir agressé physiquement Pascal Montembeault ainsi qu’un père incestueux dans le secteur de protection du Centre de détention de Sherbrooke, sur la rue Talbot.

Francis Mercier s’est vanté d’avoir frappé « un pédophile célèbre » après avoir agressé Montembeault en janvier 2018.

Mercier a aussi reconnu des voies de fait contre un père incestueux en décembre 2017.

Deux autres complices l’avaient aidé à frapper l’individu qui se trouvait en détention dans le même secteur que lui Mercier n’a plus de contact avec les deux victimes depuis les événements.

Des rapports de discipline ont été faits au centre de détention concernant les deux événements.

Une probation de deux ans avec un interdit de contact avec les deux victimes a été imposée.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et de l’avocat de la défense Me Jean Leblanc.

ANTÉCÉDENTS

Francis Mercier a été condamné à 16 mois de prison en novembre 2017.

L’individu, qui avait 23 ans à l’époque, avait plaidé coupable aux accusations de leurre informatique et de sollicitation de services sexuels.

Il avait reconnu qu’entre le 7 septembre et le 25 octobre 2017, il avait communiqué avec une adolescente en vue d’obtenir, moyennant, rétribution, les services sexuels d’une personne de moins de 18 ans, le leurre informatique entre les mêmes dates de même qu’un bris de probation.

Mercier aurait renoué avec la plaignante sur Facebook en mentionnant vouloir l’aider à faire plus d’argent. Il lui aurait demandé des photos d’elle. Puis au fil des conversations, il lui aurait offert de se rendre à Toronto, de vivre dans un condo de luxe et faire plus de 2000 $ par soir.

Il voulait la rencontrer pour « vérifier ses atouts ». Il lui a aussi offert 100 $ pour obtenir des services sexuels.

MONTEMBEAULT

Pascal Montembeault, âgé de 38 ans, fait face à plus de 30 accusations de leurre informatique, de production de pornographie juvénile, d’incitation à des contacts sexuels et d’avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, entre juillet 2015 et juin 2017.

Les victimes alléguées sont situées un peu partout au Québec, dont la Mauricie et le Lac-Saint-Jean.