Jean-Paul Bainbridge

Marcel Bolduc s’opposera à la libération de Bainbridge

SHERBROOKE — « Soyez certains que je vais toujours continuer à m’opposer à sa libération ».

Marcel Bolduc est formel, jamais il n’acceptera que le meurtrier de sa fille Isabelle puisse profiter de permission de sortie.

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L’un des meurtriers de la jeune femme de 22 ans, Jean-Paul Bainbridge, s’adressera pour une deuxième fois, vendredi, à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) pour demander des sorties avec surveillance.

L’homme maintenant âgé de 47 ans a passé plus de 22 ans en détention depuis les sordides gestes qu’il a commis.

En compagnie de Marcel Blanchette et Guy Labonté, Bainbridge avait enlevé, séquestré, abusé sexuellement et assassiné Isabelle Bolduc en juin 1996 dans le secteur de Fleurimont.

À moins d’une annulation de dernière minute de sa part, Bainbridge doit s’adresser aux commissaires à partir du Centre fédéral de formation de Laval, un pénitencier à sécurité minimale.

« Ça brasse beaucoup de choses »

Même s’il qualifie l’expérience « d’épouvantable » Marcel Bolduc s’adressera aux commissaires en compagnie de sa fille Julie.

Pour la deuxième fois, il sera dans la même pièce que l’un des auteurs du meurtre de sa fille. Julie et Marcel Bolduc feront alors une déclaration. 

« Ça brasse beaucoup de choses. Nous avons très peu d’information sur son parcours carcéral, alors ça nous permet d’en apprendre davantage que les informations que nous réussissons à obtenir. À ma demande, Bainbridge a aussi renoncé à une cérémonie autochtone », signale Marcel Bolduc.

Lors de la dernière audience en juillet 2017, les commissaires avaient déterminé que le risque que Bainbridge puisse bénéficier d’une libération conditionnelle n’était pas assumable pour la société. La CLCC lui avait refusé une permission de sortie avec escorte à la suite de son audition.

En 2001, la Cour d’appel du Québec avait ramené à 20 ans au lieu de 25 ans la possibilité de libération conditionnelle pour Bainbridge qui avait plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré en 1997.

Guy Labonté a purgé sept ans de pénitencier pour sa complicité dans cette affaire.

Condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans, Marcel Blanchette n’a toujours pas fait de demande à la CLCC.

Marcel Bolduc