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Une centaine de Granbyens d’origine colombienne ont manifesté samedi en soutien à leurs familles et amis
Une centaine de Granbyens d’origine colombienne ont manifesté samedi en soutien à leurs familles et amis

Manifestation en soutien à la Colombie à Granby [PHOTOS]

Philippe Julien-Bougie
Philippe Julien-Bougie
La Voix de l'Est
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Une centaine de Granbyens d’origine colombienne ont manifesté samedi après-midi en soutien aux habitants de leur pays d’origine qui sont actuellement victimes de répression policière et gouvernementale.

Depuis le 28 avril, un mouvement populaire contre les réformes du gouvernement de droite du président Ivan Duque secoue la Colombie. Les manifestations sont réprimées sévèrement par le gouvernement en place. Les sources officielles comptent désormais plus de 26 morts et 850 blessés.

La réforme fiscale de l’administration Duque prévoyait notamment de taxer certains aliments de base jusqu’à 19 %. Une onde de choc dans un pays où près du tiers de la population est en situation de pauvreté. Le gouvernement a reculé sur ses propositions, mais le mécontentement des Colombiens ne dérougit pas. Plusieurs groupes de pression comme les syndicats et les étudiants manifestent désormais pour de meilleures politiques en santé et en éducation tout en dénonçant la répression policière.

Presque tous les participants portaient le chandail de l’équipe nationale de soccer colombienne

une vague de soutien

Au Canada, plusieurs petites manifestations pacifiques de Colombo-Canadiens en soutien à leurs compatriotes ont eu lieu dans les derniers jours. C’était notamment le cas samedi après-midi sur la place du Marché public au centre-ville de Granby. Les participants, arborant presque tous le chandail jaune de l’équipe nationale de soccer colombienne surnommée Los Cafeteros, ont donné des discours pour appuyer leur famille et leurs proches vivant toujours en Colombie. Après l’hymne national, la marche, qui respectait les mesures sanitaires en vigueur, a pris son envol en direction de la Casa du Spaghetti.

Edgar Villamarin-Bautista, organisateur de l’événement

Edgar Villamarin Bautista, un des organisateurs de l’événement, pense que les manifestations actuelles dans son pays natal sont la dernière chance pour réformer complètement le système politique colombien qu’il considère injuste. « Nous venons d’un pays de 50 millions d’habitants, très riche en ressources naturelles. Pourtant, les gens s’appauvrissent et l’élite politique qui se passe presque le pouvoir de façon héréditaire s’enrichit. Il faut que ça change et nous sommes ici pour soutenir nos proches qui sont là-bas; qui manifestent pacifiquement; et qui ne demandent qu’un gouvernement équitable », indique-t-il.

Entre les drapeaux tricolores jaune, bleu et rouge plusieurs manifestants tenaient des pancartes avec des messages en espagnol tel que : « El poder de la gente es mas fuerte que la gente en poder (le pouvoir du peuple est plus fort que les gens aux pouvoirs) », « Apoyando a la juventud colombiana (En soutien à la jeunesse colombienne) » ou « Desde Canada estamos contigo Colombia ( Du Canada, nous sommes avec toi Colombie) ».

Les manifestants font une prière avant d'entamer leur marche.

« Nous on aimerait ça être avec notre famille là-bas. Pouvoir faire quelque chose pour les aider. On est chanceux, on est quand même bien ici au Canada et eux autres sont en train de se faire tirer là-bas. Ça nous fait mal », explique un jeune manifestant du nom de Fredy Moreno. « Mon cousin était dans une manif en Colombie et il y avait des gens qui se faisaient tirer dessus par la police », ajoute-t-il. Plusieurs amis de M. Moreno qui sont avec lui à la manifestation abondent dans le même sens avec des histoires similaires à propos de membres de leurs familles respectives.

« Le gouvernement a diminué la puissance de l’internet. Cela fait que les gens ne peuvent plus faire de Live Facebook par exemple ou tout simplement communiquer », soutient Eliana Cruz Gaviria sur place avec sa famille. Plusieurs manifestants ont partagé cette préoccupation à la Voix de l’Est

Au centre, Eliana Cruz Gaviria.