Par voie de communiqué, la direction du Collège Servite a fait savoir au journal La Tribune qu’elle n’entendait pas réagir directement à l’action collective déposée en Cour supérieure par le cabinet d’avocats Kugler Kandestin en novembre.

Malgré les accusations d’agressions sexuelles, l’équipe de Servite poursuit sa mission

Frappé de plein fouet par des accusations d’agressions sexuelles répétées, le Collège Servite demeure convaincu de la pertinence de son offre éducative et assure être en mesure d’offrir un « milieu de vie sain » à ses élèves.

Par voie de communiqué, la direction du Collège Servite a fait savoir au journal La Tribune qu’elle n’entendait pas réagir directement à l’action collective déposée en Cour supérieure par le cabinet d’avocats Kugler Kandestin en novembre.

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Selon la requête soumise par Kugler Kandestin, des dizaines d’élèves de l’établissement secondaire privé auraient été agressés sexuellement par des religieux entre 1960 et 2000. Une douzaine de religieux auraient été impliqués dans ces agressions, qui se seraient principalement produites à l’intérieur des murs de l’école, située à Ayer’s Cliff.

« Aujourd’hui plus que jamais, toute l’équipe du Collège désire poursuivre ce projet éducatif dans un contexte propice à son développement », fait-on valoir dans le communiqué émis par l’établissement scolaire.

Le communiqué rappelle également que le personnel du Collège Servite est entièrement laïque depuis 2007. Dans la foulée de cette évolution, l’établissement a adopté son nom actuel en 2012. Il se nommait précédemment Collège Notre-Dame-des-Servites.

« Situé sur un site naturel, le Collège privilégie une approche environnementale intégrée au cursus scolaire. De plus, le corps professoral développe un parcours d’accompagnement innovant et adapté à chacun de ses élèves, permettant ainsi à tous de réussir », précise-t-on.

Notons que la congrégation des Servites-de-Marie est aussi visée par le recours collectif. Un montant de 15 millions $ en dommages punitifs et exemplaires est réclamé à la congrégation ainsi qu’au Collège Servite. On souhaite par surcroît le paiement de dommages-intérêts compensatoires pour chacune des victimes alléguées.

Grâce aux témoignages recueillis auprès d’anciens élèves de l’école, Kugler Kandestin a l’intention de démontrer qu’une « culture d’abus » a longtemps régné à l’intérieur de cet établissement. Et que ses dirigeants étaient parfaitement au courant que des agressions étaient commises par des religieux.