Inactif depuis deux mois, Ignacio Piatti s'est présenté sur le terrain à la 66e minute de jeu. Mais deux bonnes minutes avant, les spectateurs, surtout ceux assis directement derrière le banc, ont commencé à applaudir en voyant Piatti retirer ses survêtements. Et ils se sont levés en bloc lorsque son nom a été annoncé à titre de remplaçant de Mathieu Choinière.

Malgré le retour de Piatti, l'Impact se contente d'un match nul

MONTRÉAL — Trente minutes d'Ignacio Piatti, c'est mieux que pas du tout. Mais le retour au jeu du joueur étoile argentin n'a pas permis à l'Impact de Montréal de retrouver le chemin de la victoire.

Malgré la rentrée de Piatti, la formation montréalaise s'est contentée d'un verdict nul de 0-0 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, samedi après-midi, au stade Saputo.

Pour les hommes de Rémi Garde, il s'agit d'un deuxième match consécutif sans victoire, après leur douloureuse et controversée défaite à Cincinnati samedi dernier.

Pour l'Impact (6-5-3), qui jouait sans les services d'Omar Browne, blessé, il s'agit aussi d'une deuxième partie de suite sans but à domicile, après son revers de 2-0 contre le New York City FC, le 4 mai.

«S'il y a une bonne nouvelle dans l'après-midi, c'est celle-là. C'est que "Nacho" est rentré, il a joué, il n'a pas de douleur», a analysé Garde, tout en avouant que son équipe avait laissé filer deux points.

«Le match, il était difficile parce qu'offensivement, pour créer des choses, il faut que le ballon aille vite. Et pour que le ballon aille vite, il faut aussi, parfois, que les conditions de jeu le permettent, a ajouté Garde. Là, le ballon, il fallait le toucher plusieurs fois pour le maîtriser. Encore une fois, ça favorise les défenseurs. C'était comme ça. C'était la situation de l'après-midi. Le retour de 'Nacho' est très positif. Il a 30 minutes de plus dans les jambes, sans douleur apparemment. Donc, la machine est repartie.»

Inactif depuis deux mois, Piatti s'est présenté sur le terrain à la 66e minute de jeu. Mais deux bonnes minutes avant, les spectateurs, surtout ceux assis directement derrière le banc, ont commencé à applaudir en voyant Piatti retirer ses survêtements. Et ils se sont levés en bloc lorsque son nom a été annoncé à titre de remplaçant de Mathieu Choinière.

«Je veux dire merci à toutes les personnes. Quand je suis sur le terrain, je fais le plus pour l'équipe et pour tous les supporters pour que Montréal aille le plus loin possible. C'est très bien d'entrer de cette façon», a déclaré Piatti.

L'Argentin n'a pas obtenu de tirs en direction du filet adverse, bien qu'il ait forcé deux rivaux à commettre des fautes à son endroit. Il a rapidement fait sentir sa présence en forçant Cristian Penilla à prendre une faute à son endroit quelques secondes à peine après son arrivée.

Si Piatti a du talent, il peut aussi avoir un caractère bouillant. Il l'a prouvé à la 80e minute lorsqu'il a écopé un carton jaune pour avoir fait trébucher Luis Caiceco, quelques instants après qu'il eut protesté en vain sur une action à son endroit.

Au final, Piatti a déclaré que tout s'était bien passé et qu'il était heureux de retrouver ses coéquipiers.

«Je suis content d'avoir été avec le groupe, a-t-il dit. Ça fait longtemps que j'étais à l'extérieur. Je me sens bien. Aujourd'hui, j'ai recommencé, je ne pouvais pas jouer tout le match, mais je suis content que l'équipe n'ait pas perdu. On a essayé, on a essayé, on a rapporté un point.»

Des chances à profusion

S'il n'y a pas eu de buts en première demie, ce n'est certainement pas par manque de tentatives de la part des joueurs des deux équipes.

Le jeu s'est particulièrement animé à partir du deuxième tiers de la période au point où les deux formations avaient tenté 11 tirs vers le filet rival lorsque les joueurs sont retournés vers le vestiaire.

Et si Evan Bush comptait plus d'arrêts que Matt Turner - deux contre un - ce sont les joueurs de l'Impact qui ont eu les occasions les plus nettes de briser l'impasse. Leur rapidité leur a permis de diriger sept tirs, bien que seulement deux aient touché la cible.

La meilleure d'entre toutes est survenue pendant la 33e minute de jeu lorsque le défenseur Janil Anibaba est parvenu à dégager le ballon au moment où celui-ci se trouvait presque sur la ligne des buts, à la suite d'un tir de Maximiliano Urruti qui roulait vers un filet abandonné par Turner.

Quatre minutes plus tard, Bush a dû se montrer alerte sur un tir de DeJuan Jones, qui avait habilement contourné Zakaria Diallo pour se présenter dans la surface de réparation, sur le flanc gauche.

La deuxième demie a été moins énergique, surtout du côté de l'Impact qui n'a pas ajouté à son total de tirs pendant les 20 premières minutes.

«On fait 45 premières minutes intéressantes. Il y avait du rythme, on s'est créé des situations qu'on avait imaginées avant le match parce qu'on avait de bonnes positions, a expliqué Garde. C'est dommage de ne pas avoir marqué dans ce temps fort. En deuxième mi-temps, plus le match est allé, moins on a été capable de faire circuler le ballon. Je ne sais pas exactement pour quelle raison. Notre niveau de jeu en deuxième mi-temps me laisse un peu sur ma faim.»

Finalement, l'Impact a été limité à deux tirs cadrés. Le Revolution a forcé Bush à réussir quatre arrêts, en route vers un sixième blanchissage cette saison.

L'Impact reprendra la route pour son prochain match, vendredi soir prochain contre le Los Angeles Football Club, la meilleure formation en MLS jusqu'à maintenant cette saison.

Ce match, l'Impact devra le jouer sans son milieu de terrain Samuel Piette, qui a écopé un cinquième carton jaune cette saison, pendant les temps d'arrêt de la deuxième demie.