Pour cet album théâtral aux ambiances cinématographiques et pop, Madmoiselle a fait appel au réalisateur Carl Vaudrin.

Madmoiselle en route vers un premier album

Depuis le temps qu’elle en rêve, Madmoiselle n’a jamais été aussi près d’enregistrer son premier album. Le projet est déjà bien avancé, mais la chanteuse compte maintenant sur ses fans pour l’aider à en financer une partie. Son intention : présenter dix spectacles-bénéfice, dont le premier aura lieu à Granby, dans sa ville.

« Je capote ! » lance Madmoiselle, en parlant de cet opus qu’elle souhaite lancer en 2020. « Ça fait huit ans que je cherche à sortir un album, que je compose, que je travaille avec plein de monde. C’est un parcours vraiment étrange, mais je l’accepte et je suis patiente. »

Elle a souvent failli l’atteindre, ce but, mais elle a dû y renoncer chaque fois, pour mille et une raisons. L’artiste est cependant convaincue que cette fois sera la bonne.

« Ce qui est vraiment tripant, c’est que pour la toute première fois, je ne fais aucun compromis artistique. Tout à coup, je sens clairement ce que je veux dire et quel style je veux adopter. Ça s’est révélé à moi et je me suis mise à composer. C’était vraiment facile. »

Queen, Muse, Diane Dufresne, Tim Burton, St-Exupéry... Elle se nourrit de tous ces personnages passés et actuels dont l’imaginaire est aussi riche que le sien.

Sans surprise, il s’agira donc, dit-elle, d’un album théâtral qui marie des ambiances cinématographiques, des musiques de films et de la pop. « C’est un peu comme un retour aux sources. J’ai déjà une douzaine de chansons composées, mais j’y travaille avec le réalisateur Carl Vaudrin. »

Cette rencontre a visiblement beaucoup influencé la nouvelle direction musicale de la jeune femme, qui ne tarit pas d’éloges sur le pianiste/compositeur/producteur québécois.

Reconnu pour ses trames sonores de films et de jeux vidéos, Vaudrin a aussi travaillé avec des artistes populaires. En le rencontrant, Madmoiselle a tout de suite senti qu’il comprenait son univers particulier. « Tout ce qui est théâtral, fantaisiste, c’est son bag. Et comme être humain, j’ai vraiment connecté avec lui. On a les mêmes goûts. »

Et parce que tout « va se faire en son temps », le duo collabore régulièrement à distance et en personne pour parfaire les 12 pièces qu’ils comptent inclure sur l’album. « Ça avance un peu plus chaque semaine. Mais l’échéancier est difficile à prévoir... J’espère l’enregistrer en 2020. »

D’abord fait en studio avec les musiciens Clément Jr Hobbs 111 — son conjoint —, Simon Daigle, Jonathan Gendreau et Carl Vaudrin, le disque s’enrichira ensuite des cordes du réputé Orchestre de chambre de Londres. Rien de moins.

Appel au public

Mais la qualité a un prix. Madmoiselle estime à 50 000 $ le coût d’un tel album. C’est ici que les spectacles-bénéfice prennent toute leur importance. Un premier est déjà à l’horaire à Granby en août, puis un autre à Sutton en novembre. « Si je fais une dizaine de spectacles, cela permettrait d’y arriver », dit-elle, en précisant que le projet ira de l’avant, peu importe la somme amassée.

Avec ses trois musiciens habituels, elle offrira des reprises qu’elle aime, mais aussi un premier extrait de l’album, arrangé par Carl Vaudrin. « Comme ça, les gens vont avoir un aperçu de mon univers musical. »