Peu après son élection en novembre, Valérie Plante a décidé d'annuler la prochaine course en raison du «fiasco financier» de la première édition.

L'organisateur de la Formule E de Montréal en faillite

MONTRÉAL — La société organisatrice du ePrix de Formule E a été mise en faillite, à cause du fiasco financier de la course et malgré des menaces de poursuites de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), a annoncé lundi la mairesse de Montréal.

La société à but non lucratif Montréal C'est Électrique (MCE) avait été créée par la précédente équipe municipale afin d'organiser à l'été 2017, ainsi qu'en 2018 et en 2019, une manche du calendrier international de la compétition FIA de Formule E.

Or, la première édition a généré une dette de 13,55 millions $, dont 6,3 millions $ dus à la FIA.

La Fédération a d'ailleurs adressé une mise en demeure aux organisateurs montréalais à ce sujet, a indiqué à la presse Simon Pillarella, directeur général démissionnaire de MCE.

«Les ententes contractuelles étaient entre Montréal C'est Électrique et la Formule E, donc on va laisser le syndic de faillite et les avocats cheminer là-dedans. Pour l'instant, il n'est pas question pour Montréal d'endosser quelque dépense que ce soit», a déclaré la mairesse Valérie Plante à des journalistes.

Le déficit s'explique par le fait que sur les 45 000 spectateurs venus en 2017, seuls 15 0000 avaient payé leur billet. Et, selon M. Pillarella, seul un quart des 11,55 millions $ de subventions promises a été versé.

Peu après son élection en novembre, Valérie Plante a décidé d'annuler la prochaine course en raison du «fiasco financier» de la première édition.

«Cette situation est uniquement due à l'improvisation de l'ancienne administration et au montage financier irréaliste, déconnecté, voire douteux» des promoteurs, avait-elle alors expliqué.

Selon le contrat encore en vigueur et les précédentes déclarations de Mme Plante, Montréal devrait accueillir une nouvelle compétition de Formule E en 2019.