Les journaux de Groupe Capitales Médias sont des sources d’information crédibles qui jouent un rôle essentiel dans l’exercice d’une saine démocratie.

L’information, un bien collectif

CHRONIQUE / Le gouvernement provincial a raison : il est impensable de laisser mourir une grande part de l’information régionale. Maintenant, il revient à la population de se mobiliser pour défendre l’importance du journalisme, entre autres en appuyant les démarches pour assurer une survie à plus long terme.

Lundi, un prêt de cinq millions $ a été accordé par le gouvernement caquiste aux journaux de Groupe Capitales Médias (GCM). Une excellente nouvelle pour le bien collectif.

Ces récents développements me poussent à devancer cette chronique, que je bonifiais à temps perdu afin qu’elle soit à la hauteur de la teneur du propos que je voulais faire résonner.

Un débat de société qui dépasse GCM

Le débat est plus large que la simple survie de GCM. Il faut se demander si on veut de l’information de qualité et diversifiée dans le Québec moderne.

Que vont faire nos artistes, entrepreneurs, intellectuels, politiciens, sportifs et, surtout, nos concitoyens sans leur tremplin, leur visibilité et leur voix ?

Que deviendra notre région sans tribune pour réclamer sa juste part ?

De quoi aura l’air le Québec de demain si seuls les grands centres sont couverts ?

Le lien médias-population s’est fragilisé avec le temps, je l’admets, et ç’a le bon côté de nous obliger à prouver notre importance, surtout dans un contexte où des populistes à la Trump scandent que les médias sont des pourris, un message qui tristement trouvent écho.

Il faut comprendre que l’information digne de ce nom est en période de transition sous toutes ses formes ; pas juste chez GCM et à l’écrit.

Maintenant qu’il a assuré notre survie à court terme, le gouvernement doit agir sur de plus larges horizons. La survie de l’information passe par des programmes de crédits sur la masse salariale, un financement public et, encore plus, une taxation des géants GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui font de l’argent sur notre dos et nous contraignent à donner notre contenu.

Force régionale

Ici, Le Progrès du Saguenay, c’est l’histoire, le reflet du présent et le moteur de l’avenir de notre belle et grande région. Comme le sont les autres journaux de GCM aux quatre coins du Québec.

Je ne peux imaginer ma terre adoptive sans son média écrit. Et ça, peu importe le groupe auquel il appartient ; c’est l’information qu’il faut protéger.

Car l’information de qualité – traitée par des professionnels –, c’est la base d’une démocratie et de la lucidité d’une population.

Mes collègues et moi vous informons, vous protégeons, vous stimulons intellectuellement et vous donnons une voix forte et crédible. Nous contribuons au rayonnement de la région et de ses habitants, dont les qualités et les succès résonnent bien au-delà du Royaume.

Notre journal, c’est une vitrine pour les artistes, comme Michel Barrette ou Sébastien Pilote.

Un tremplin pour des entreprises telles Canada Sauce ou des entrepreneurs tels Serge Godin, de CGI.

Une dose de crédibilité pour des politiciens, de Marc-André Bédard à Sylvain Gaudreault, en passant par les ex-premiers ministres Lucien Bouchard et Philippe Couillard.

Une source de divertissement, avec le contenu du Mag ou l’humour imagé du caricaturiste Mario Lacroix.

Un chien de garde de la saine administration de la démocratie, lorsqu’on révèle des abus de pouvoir ou des dépenses injustifiées, comme à Promotion Saguenay.

Une source de fierté, lorsqu’on met en lumière des exploits sportifs de Bleuets ; pensons à Stéphane Ouellet et à Marianne St-Gelais.

Un lieu d’enrichissement intellectuel et un éclairage sur les enjeux modernes, entre autres par les chroniques environnementales de Claude Villeneuve.

Une voix pour ceux qui cherchent à être écoutés, comme Pierre Lavoie, devenu le plus grand ambassadeur des saines habitudes de vie, les parents de la petite Mélody, dont l’appel à l’aide a été plus qu’entendu, ou Martial Laberge, avec sa pétition sur l’immatriculation des motos.

Un moteur de développement économique, en réclamant des emplois et des investissements.

Une plateforme d’éducation, lorsqu’on martèle des messages essentiels, que ce soit en matière de consommation ou d’abus sexuel.

Une ouverture sur la province, avec la couverture des autres journaux de GCM, le pays ou le monde, avec nos agences partenaires.

Un livre d’histoire, lorsqu’on fouille nos archives ou vous concocte des dossiers sur des événements marquants, comme le Déluge, contribuant au devoir de mémoire collectif.

Un service de proximité, en relayant des avis municipaux ou en permettant à des organismes communautaires de sortir de l’ombre.

Un apport à la diversité des sources d’information, l’écrit permettant de couvrir plus large et plus en profondeur.

Un filtre pour les messages ciblés des organisations émettrices de contenu.

Une courroie de revendications pour des enjeux locaux majeurs, de l’abolition des tarifs sur l’aluminium aux compensations pour les agriculteurs.

Une façon de faire des jeunes d’aujourd’hui de bons citoyens, via nos pages leur étant dédiées.

Une protection pour le milieu, en soulevant les impacts environnementaux de certains projets.

Un lieu d’échanges civilisés, ce qui se fait de plus en plus rare, par notre carrefour des lecteurs ou notre désir de donner une tribune équitable aux acteurs de l’actualité.

Un symbole de l’unité régionale, par notre présence du Bas-Saguenay au Haut-du-Lac.

Une promotion touristique, mettant en valeur nos joyaux.

Un bouclier à fausses nouvelles, quand les médias sociaux s’emportent.

Toute ma vie

Le Quotidien et Le Progrès, c’est aussi (presque) toute ma vie. C’est mon gagne-pain, mais surtout ma passion.

Je suis parti de Lanaudière, à 17 ans, pour venir étudier au Cégep de Jonquière, en Art et technologie des médias, l’école par excellence de la profession. Puis, je me suis établi au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour l’amour de la région, mais d’abord et avant tout pour travailler au Quotidien et au Progrès, des journaux que j’ai lus pendant mon parcours collégial et où j’ai voulu faire mon stage... et ma carrière.

Depuis, je crie haut et fort que je veux faire ma vie ici ! Quand mes proches m’implorent de revenir, je leur explique en quoi l’information de proximité me comble plus que la jungle des grands centres. Mon but ultime est de faire carrière dans cette entreprise qui m’a donné ma première chance et qui m’a fait devenir le journaliste, pupitreur, graphiste, chroniqueur et humain que je suis aujourd’hui.

La chose à retenir, c’est que Le Quotidien et Le Progrès sont synonymes d’une information régionale de qualité. Comme Le Soleil, Le Nouvelliste, La Tribune, La Voix de l’Est et Le Droit. Et ça, ç’a un prix.

Nous sommes une équipe de professionnels de l’information qui s’efforce chaque jour de ne rien manquer, d’être là pour vous, de vous informer, de vous donner l’heure juste et de contribuer aux débats.

Il faut protéger cet acquis.

Pas pour que j’aie une paie.

Pour le bien collectif.